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Notre itinéraire sur la carte du monde !

Pour visualiser encore mieux notre parcours, et réviser votre géographie au passage, rendez-vous sur :

https://planificateur.a-contresens.net/itineraire/149833

Promis, on le mettra à jour régulièrement (même au bout du monde!) rien que pour vos beaux yeux amis lecteurs.

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Publié dans Argentine

Ushuaïa et la Terre de Feu

La Patagonie Argentine, suite. Et fin.

Et fin du monde, paraît-il, car c’est écrit partout « Fin del mundo »… Étrange tout de même.
Ushuaïa…

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Vous imaginez ça comme dans la pub : une demoiselle prenant sa douche dans une belle cascade ? Eh bien, ce n’est pas du tout ça. Personne n’est assez fou ici pour aller se laver dehors, et encore moins pour aller barboter dans des eaux à 5°C. Publicité mensongère donc.

On est plus près du documentaire sur une terre reculée, même si on n’a pas croisé Nicolas.

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On est sur l’île de la Tierra del Fuego.

Bordée de côtes morcelées, entourée de plaines plus ou moins marécageuses, remplie de lagunes, en son centre jaillissent les derniers sommets andins qui disparaissent parfois dans les nuages.

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Nous sommes au début du printemps. Les paysages sont enneigés. Enneigés comme s’il venait de neiger (d’ailleurs, il vient de neiger), mais aussi enneigés comme si ça n’avait pas fondu depuis des semaines…

C’est féerique ; froid, mais féerique.

On y passe 5 jours, emmitouflés dans nos plus chauds vêtements. Ouf, les logements sont super bien chauffés. On est loin des chambres boliviennes à 10°C.

Le Parque Tierra del Fuego.

Tierra de nieve oui !!

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En fait, c’est encore un peu tôt dans l’année, le mois d’octobre, pour aller vadrouiller à de telles latitudes…

Il y a trop de neige, et beaucoup de chemins ne sont pas encore accessibles. Dans le parc, les 3/4 des sentiers sont encore fermés. Mais on réussi quand même à s’y promener toute une journée. Bon, sous la neige par contre. Et la balade devient parfois un parcours d’aventure dans la boue ! Ou dans la tourbe plus précisément.

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On croise par ci par là des oiseaux, et parfois même des gens. Bref c’est sauvage et plein de charme !

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Une balade sur les hauteurs de la ville, près du Glacier Martial, permet d’avoir une belle vue sur la baie.

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On marche sur une ancienne piste de ski. Le télésiège ne fonctionne plus donc les plus courageux montent à pied avec les skis ou le snow. En haut, le glacier est recouvert de neige, pas vraiment visible, mais les montagnes sont belles.

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Une autre randonnée hyper sympa est celle qui mène à la laguna Esmeralda, connue pour ses belles eaux couleur émeraude.

Le chemin est superbe. À cette saison, on marche sur un bon 50cm de neige tassée comme il faut. Et heureusement, parce qu’en dessous, ce sont des rivières et des marécages !

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Au bout d’une bonne heure on arrive à la lagune… elle aussi recouverte d’un demi mètre de neige ! Pour la couleur, faudra repasser, en été si possible. À la place se trouve une étendue de neige, sur laquelle on peut même marcher !

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Ici se trouve une lagune…

Et les pingouins, où c’est qu’ils sont hein ?

Alors, déjà, pas de pingouins dans le coin, mais des manchots. Mais comme on dit « Pingüinos » en espagnol et « penguin » en anglais, je ne vois pas pourquoi on ne parlerait pas de pingouins…

On espèrait les voir trottiner dans les rues de la ville, mais c’est raté. Dans les environs on les trouve uniquement sur l’île Martillo à une soixante de kilomètres à l’est d’Ushuaia. Ils viennent de l’Antarctique s’y reproduire et nicher d’octobre à mars. Quelques semaines plus tôt et on les loupait ! Tout ce voyage pour ne pas voir les manchots, pas moyen 😉

C’est donc parti pour un magnifique petit tour en bateau sur le canal de Beagle.

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Le phare les Eclaireurs
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Les Stars de l’Isla Martillo

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La voilà la ville la plus au sud du monde : Puerto Williams, au Chili.
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Tiens on a frôlé le 55 ème parallèle !

Et Buenos Aires ?!

Alors, on l’a visitée en peu de temps, dont une partie passée dans notre hôtel étoilé (avec sauna et jacuzzi dans la chambre s’il vous plaît !), et l’autre partie passée dehors sous la pluie (on a donc fait 3 musées en attendant que ça se calme)… Buenos Aires a des airs de Paris, grande ville moderne et agréable (et même climat 😉). Mais ce qu’on retient le plus c’est le Buenos Aires – Madrid…

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On nous a dit de goûter aux produits locaux !
Publié dans Chili

Le Chili, de Valparaiso à la Patagonie

On vous emmène dans un voyage de plus de 2000km, entre la Capitale et le sud du pays. En réalité, on ne fait pas vraiment 2000km au Chili. On fait plutôt des sauts de puce entre le Chili et l’Argentine. D’ailleurs on en a un peu marre de passer des frontières terrestres… En tout on sera sortis ou entrés au Chili 6 fois ! Au passage, c’est un peu le bordel sur nos passeports…

Alors, Santiago du Chili est une grande ville, pas désagréable, mais pas assez inspirante pour en faire tout un paragraphe.

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Triste théâtre du coup d’Etat de 1973 par Pinochet

En revanche, à 200km à l’ouest, on trouve Valparaiso, qui est quand même vachement mieux. Nous voilà face au Pacifique, où on y retrouve parfois la même brume qu’à Lima… Le ciel reste souvent voilé, il fait un 15-20 degrés humide.

Mais Valparaiso est comme un immense musée. Qu’importe la couleur du ciel, les vraies couleurs, elles sont sur les murs.

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La baie est entourée de petites collines aux maisons peintes en de véritables œuvres d’art pour certaines. Et pour monter sur ces collines, les plus fainéants ou les plus nostalgiques emprunteront de petits ascenseurs sortis du siècle dernier.

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Après une loooongue nuit en bus, on arrive à Pucón, 1000km plus bas.

C’est ici le nord de la Patagonie.

Pour l’occasion, on reloue une petite voiture. Tellement pas chère la voiture, que la direction assistée, les vitres électriques, l’essui-glace arrière et même les amortisseurs, ça devait être en sus…

Cette région nous attirait parce qu’on a vu une photo d’un de ses volcans, le Villarrica, au bord d’un lac. Voilà, ça a l’air joli, allons-y !
On y trouve la réserve Sanctuario del Cañi. Une balade de 16km au total est censée nous emmener à un beau point de vue, 1000 m plus haut. C’est en fait dans la neige qu’elle nous emmène !

Elle commence par une promenade en forêt, puis le chemin devient boueux (eheh la fonte des neiges mes amis !), puis un peu enneigé, puis carrément plein de neige… Du genre, faut bien marcher dans les pas de celui de devant si tu ne veux pas voir ta jambe entière disparaître dans un trou.

Puis on débarque au milieu d’un manteau blanc bordé d’une forêt d’araucarias, ces arbres typiques du nord de la Patagonie.

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Là, sur la carte, y’avait une lagune…

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Avant la dernière grosse montée, on observe un abandon de *devinez qui*, qui reste assise sur un sac plastique, au soleil, les pieds mouillés et gelés. Pendant ce temps-là, *devinez qui* monte en un temps record, lance des « ohé ! » depuis le sommet, et redescend en luge (sans luge… ) puis en courant comme un lapin dans la neige.

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Un araucaria, et le mont Villarrica
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Selfie avec un Hombre de nieve

On file aussi au Parc National Huerquehue, où, une fois encore, 6km plus loin, 1000m plus haut, on se retrouve au milieu d’un paysage de forêt enneigée et de magnifiques petites lagunes limpides.

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Tout cela est frais, mais bien charmant voyez-vous.

Heureusement, pour nous remettre de nos émotions, on a un jacuzzi avec vue.

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Faut pas s’laisser abattre !

Un avion, deux passages de frontières, 1000km et quelques jours plus tard, nous voilà… tout en bas du continent américain !
Bon, pas tout à fait au point le plus bas, car il fallait quelque chose comme 6 jours à pied A/R pour s’y rendre. C’est chiant 6 jours de marche. Mais on atteint la dernière ville du continent, Punta Arenas, et le dernier phare. Ce n’est pas rien tout de même.

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Alors, bulletin météo : Punta Arenas nous accueille avec du vent et de la neige. Nous voilà prévenus…

C’est-à-dire qu’on n’est pas à hauteur des 50èmes hurlants pour rien. En pleine mer, on n’imagine même pas.

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En face de nous, le détroit de Magellan. La route empruntée par les premiers tourdumondistes !

Et c’est ce bâteau là (enfin, il s’agit ici d’une réplique), le Nao Victoria, qui a bouclé le premier tour du monde en 1522 ! Sans Magellan par contre, bêtement mort aux Philippines. L’intérieur du navire est vraiment tout pourri : petit, sans aucun confort, et encore, je ne vous parle même pas de l’absence de gardes-corps. Le froid devait les tuer avant le scorbut !D’ailleurs, très peu sont revenus.

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Je me suis offert un bain de pieds dans le Détroit de Magellan. C’était froid, extrêmement froid.

On vous a dit qu’on avait acheté un billet de retour ?! On est un peu tristes. Mais paraît qu’il fallait (même si ça, on n’en est pas bien surs).

Publié dans Argentine

La Patagonie Argentine

Nous voilà dans la région des glaciers, à 500km d’Ushuaia (au nord d’Ushuaia hein, parce qu’au sud, c’est l’eau, l’eau froide et agitée…).

C’est el Campo de Hielo Patagonico, vestige de la dernière glaciation. Cette zone est couverte de glace et de neige et marque la frontière entre le Chili et l’Argentine. Elle est tellement grande qu’il s’agit de la 3ème réserve naturelle d’eau douce au monde, après l’Antarctique et le Groenland. Ça en fait de la glace ! La quasi totalité est classée en parcs nationaux ou au Patrimoine de l’Humanité. Les glaciers sont protégés donc, mais ça ne les empêche pas de reculer.

Première étape : El Chalten.

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Paradis des marcheurs. À 3h de bus d’El Calafate. C’est un petit village paisible avec des airs de bout du monde :

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On est ici dans le Parque National de los Glaciares, dans sa version la plus sympa : le parc est ici gratuit, les chemins de randonnées sont bien balisés et ils partent du village !

On y passe 5 nuits tellement c’est top.

Nos randonnées :

– Mirador Lago Torres. 18km A/R, 7h avec les pauses, 250m de dénivelé, facile.

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– Laguna de los Tres, qui offre la meilleure vue sur le Fitz Roy (ce gros truc pointu qui culmine à 3405m). 21km A/R, 8h au total, 750m de dénivelé. Les 450 derniers mètres de dénivelé sont par contre un peu plus durs. C’est raide et rocailleux. Et encore, on ne vous parle pas de la neige tassée et du verglas…

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– Cascade Chorillo del Salto. 7km A/R, 10m de dénivelé. Petite promenade de santé.

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Je vous laisse trouver JB

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– Loma del Pliegue Tumbado, qui offre une magnifique vue sur le massif. 22km A/R, 1000m de dénivelé en pente douce, moins de 8h A/R avec les pauses.

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En cas de vent, ici, il ne tombe pas que des branches, mais aussi des arbres entiers

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« Si c’est moi qui gagne j’ai une caravane, et tous mes potes y z’ont des pompes comme ça »

Le bon plan : on a dormi dans une maison Airbnb gérée par les adorables propriétaires du Spa Yaten. 40€ avec le petit déjeuner (pain maison !) et l’accès quotidien au spa. Et franchement, après 20 bornes, le jacuzzi face au Fitz Roy, ça déchire !

Deuxième étape : El Calafate.

On continue dans le Parc des Glaciers. Et des glaciers, on va en prendre plein la vue !

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Il y a ici une des merveilles du monde : le glacier Perito Moreno, qui termine sa course dans les belles eaux glaciaires (et glaciales) du Lago Argentino. Pour y accéder, très simple : situé à 1h de route d’El Calafate, tout un chemin de passerelles est aménagé face à lui. Des bâteaux s’en approchent également, et naviguer entre les petits icebergs, c’est plutôt marrant (tant qu’on n’est pas dans l’eau, ahah). Cette fois par contre, il faut payer l’entrée 800 pesos, soit 13€.
Immense, d’un bleu unique, on fait face à son mur de près de 70m de haut. Spectaculaire.

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Et y’a d’l’agitation là-dedans ! On est loin d’un long fleuve tranquille.

Il avance en hiver, et recule en été. Bref, ça pousse, ça se compacte, ça ruisselle, ça s’infiltre, ça fond, ça se fissure. Le glacier craque, tremble… des pans entiers se détachent et tombent de toute leur hauteur dans l’eau en un fracas, sous nos yeux ébahis.

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Et, cerise sur le gâteau, c’est un des rares glaciers au monde à ne pas reculer. Il est stable. En son centre il avance parfois de 3 mètres par jour. Et tout autant tombe dans le Lago. Quand on vous dit que y’a du mouvement, c’est que y’a du mouvement !

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Une autre option, pour ceux qui ne sont pas rassasiés : aller marcher sur le glacier. Promis, ça ne lui fait pas mal. Évidemment, comme on entend parler de crampons, on saute sur l’occasion. Bon, au final c’est plus une balade que de l’alpinisme hein. Mais ça permet de voir le Perito Moreno sous un autre angle. De découvrir ses séracs, ses formes, ses trous et fissures baignés d’un bleu intense. Une belle expérience.

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C’est simple, on a rarement fait autant de photos !

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Un petit mot sur… les Condors des Andes. C’est ici qu’ils se cachent tous !! Inutile de parcourir les hauts plateaux des Andes à leur recherche ; ils sont ici ! On en voit quelques-uns chaque jour, là, au dessus de nos têtes. Ils nous hypnotisent par leur vol si paisible et par leur majestueusité. El condor pasa, y un otro pasa…

Ah la Patagonie. Rien que le nom fait rêver non ? Nous en tout cas, on en rêvait !

Mais on imaginait ça comme une terre lointaine, accessible uniquement moyennant 5000 euros avec une agence de voyage. Que nenni ! Bon, c’est une terre lointaine, on ne vous le cache pas. Mais accessible, et pas si coûteuse que ça !

Ami lecteur, prends un vol Iberia pour Buenos Aires via Madrid, puis un autre pour El Calafate. Et sur place, armé du Routard, es muy facil ! Il y a des bons bus, des voitures de location, des bonnes routes, plein d’hébergements Airbnb, de la bonne bouffe, et des gens hyper sympas pour vous aider. Et même en se faisant bien plaisir, on est plus proche des 1000 ou 1500€ max pour 2 semaines par personne. Loin des 5000€ donc !

En Patagonie il faut juste prendre un petit détail en compte : le temps !!

C’est lui qui va décider de votre journée… En plein hiver, vers juin juillet, ça doit pas etre simple on vous prévient tout de suite. Le printemps nous a semblé pas mal, et c’est début octobre que tout commence à rouvrir. Il fait entre -5°C et 10°C, selon le ciel, le soleil et le vent (attention, le vent ici, c’est le vrai vent, celui qui vous donne une démarche de gars bourré et qui vous fait une coiffure surréaliste). Les cimes sont encore enneigées et les chemins sont praticables. Ils sont juste parfois un peu gelés ou boueux. Bon ça glisse quoi. Pour le coup, des bâtons de marche ça peut sauver d’une chute certaine et certainement douloureuse.

Pour finir, une petite pensée pour JB qui s’est levé plusieurs fois à 4h45 pour voir les matchs de la coupe du monde de rugby qui se déroule au Japon. Ah, si ça c’est pas de la passion…

Aller, Salud Chicos !

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Whisky on the ice (with the ice)
Publié dans Bolivie

From Pérou, Bolivie, Chili, Argentine, Bordeaux with Love

Aujourd’hui, on laisse la parole à la frangine, voyageuse en herbe, parce que 5 semaines en sac à dos, ce n’est pas rien !

Et si avec tout ça elle ne vous donne pas envie de voyager, bah on ne sait plus quoi faire…

J’ai eu la chance de rejoindre ces deux baroudeurs à l’autre bout du monde, au milieu du mois d’août, pour cinq semaines mémorables d’aventure.
Bon c’est vrai que pour faire passer la pillule des 10 mois de voyage (c’est long pour ceux qui restent quand même… ) ils m’avaient gentiment rassurée en me proposant de les rejoindre. Je ne sais pas s’ils se doutaient que je le ferai vraiment…
En regardant leur calendrier, j’avais d’abord choisi (oui c’est « à la carte » en plus) la Colombie. Ce pays m’a toujours attirée. Mais les choses en ont décidé autrement (ah les joies des études…). Rendez-vous au Pérou en août du coup.
Me voilà donc avec un vol aller pour Arequipa au Pérou et un vol retour un mois plus tard au départ de Santiago du Chili ! Destinations choisies sûrement un peu au pif’ par JB. Mais au final, excellent choix.
Je partais sans vraiment savoir exactement ce que j’allais faire ou voir. Mais c’est ça l’aventure !
Tout ce que je savais c’est que entre Arequipa et Santiago ce serait un peu de Pérou, et beaucoup de Bolivie, de Chili et d’Argentine.
Bon si on me demande ce que j’imaginais avant le départ, je dirais que je n’en savais rien, parce que tout simplement je n’ai jamais eu l’occasion de voyager en Amérique latine, et puis surtout je préférais me laisser porter et avoir la surprise !
J’espérais voir des lamas déjà. Et sur ce point, on a été servis croyez moi !
Ah oui d’ailleurs je préfère vous prévenir tout de suite j’aime beaucoup les animaux. Peut-être un peu trop… Si ça ne tenait qu’à moi l’article aurait été sur la condition des chiens errants là-bas. Mais bon, pas sure que ça intéresse grand monde…

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Bon trêve de blabla, et passons au vif du sujet : le périple !
Déjà je n’étais jamais partie aussi longtemps ! 5 semaines, c’est énorme. Surtout pour pour moi qui suis assez attachée à mon chez moi, et qui ai peur que ma famille, mes animaux (je vous ai dit que c’était important pour moi), et mon copain (of course) me manquent.
Mais ces 5 semaines sont passées beaucoup beaucoup trop vite…
Les détails du parcours sont sur le blog dans des articles très biens écrits : bravo Cécile.

Pour faire court (parce que 5 semaines je vous assure que c’est court en fait), déjà le Pérou c’était génial. Arequipa m’a énormément plu dès la seconde où j’ai atterri ! Bon, la joie de revoir mes deux baroudeurs préférés 8 mois plus tard à l’autre bout du monde a peut-être aidé.
La plus longue partie du voyage aura été la Bolivie. Au programme : camping dans la neige accompagné d’une ascension (je n’avais jamais été à une si haute altitude), la Paz une capitale étonnante, et enfin, le meilleur pour la fin, le fameux Salar d’Uyuni (encore accompagné d’une ascension car on adore ça). Bref un coup de cœur incroyable pour la Bolivie.

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Parlons un peu de l’altitude d’ailleurs. J’avais eu la chance (encore avec mes deux baroudeurs) de faire l’ascension du Toubkal au Maroc à 4200 m il y a 3 ans.
Mais ici c’était pas la même histoire ! Les premiers jours je sentais le moindre effort au niveau de mon souffle. Le pire a été mon premier passage de la barre des 5000 m où après des (longues) minutes d’hyperventilation j’arrivais à 5300 mètres (en rampant à moitié).

Mais accompagnée d’une sensation tellement spéciale qu’on refaisait quelques jours plus tard une autre ascension, celle du Tunupa (5321m, au bord du salar d’Uyuni). Et cette fois, grâce à l’acclimatation, ça a été beaucoup plus facile.

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Pour finir sur la Bolivie c’est ici que je réalise un problème majeur d’Amérique latine : les chiens errants (je vous avais prévenus, sujet important). Vous trouvez que je vous soûle déjà avec ? Imaginez alors 5 semaines où je n’ai pas arrêté d’aller les voir, de les caresser ( sous les « attention » de Jb et Cécile), et de les nourrir. Bref on remercie Jb et Cec pour leur patience 😂.

Mais c’est vraiment triste d’en voir autant et malheureusement pas toujours en bonne condition ; je les aurais bien ramenés avec moi en France… Une grosse caresse à tous ces chiens qui nous ont accompagnés de près ou de loin dans notre périple.
Je quitte alors la Bolivie, en me promettant d’y retourner au plus vite.

Bon, en écrivant ces lignes, je me rends compte que mon « résumé » n’en est plus vraiment un… je me dépêche hein, je vous assure.

On arrive ensuite au Chili à San Pedro de Atacama où nous resterons une semaine à parcourir en long et en travers (surtout en travers…) ce fameux désert.

C’était incroyable. Je ne garde qu’un seul petit regret : ne pas avoir trouvé de météorites ! Et en plus, ça nous aura coûté une roue (note à moi-même : la prochaine fois, loue un 4×4 ! ).

Passons désormais à l’Argentine. Nous commençons par Salta où, en extra, el Padre nous rejoint par surprise (que pour moi la surprise, tout le monde était déjà au courant). Voilà, je suis à l’autre bout du monde avec ma famille, que demander de plus. S’en suivra une folle boucle de centaines de kilomètres en finissant par Mendoza.

En résumé, j’ai tout aimé ! Tout était très différent donc incomparable.

L’Amérique Latine est une destination magique avec des personnes adorables, des paysages à couper le souffle. Bref j’y retournerai c’est sur, il me reste tellement de choses à y voir.

En parlant de personnes, est-ce que on ne remercierait pas deux de mes humains préférés ? Oui parce que je n’en aime pas tant que ça au final, je préfère même les animaux (bon ok, c’est fini promis).
Remerciements donc :
J’ai toujours aimé voyager, alors pour moi avoir la possibilité de partir si loin et si longtemps c’était un rêve ; et en plus de cela j’ai pu le partager avec ceux que j’aime, donc merci à vous deux.

Puis surtout merci d’avoir réussi à me supporter autant de temps parce que c’est pas facile (voire pas du tout facile même), et de ne pas avoir essayé de m’abandonner.
Donc voilà merci encore Jb et Cec pour ce voyage et j’espère qu’on en refera d’autres (avant que vous ne soyez trop vieux ahahah).
Bon maintenant retour à la réalité bordelaise, la tête remplie de souvenirs avec tout de même un petit pincement au cœur. Mais j’espère repartir très vite aux quatre coins du monde.

Léa

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PS : on vous rappelle qu’il ne faut pas caresser les chiens qu’on croise. C’est un coup à se faire mordre, et à finir à l’hosto avec plein de piqûres de vaccin antirabique. J’dis ça j’dis rien …

PS2 : Léa t’as oublié de laisser ton masque de nuit à JB. Il râle parce que le sien est « tout pourri » paraît-il.

PS3 : la montagne, ça nous gagne !

PS4 : faudra lancer la mise à jour en arrivant.

Publié dans Argentine

L’Argentine du nord, des canyons, des vins et la douceur de vivre

Alors déjà, point important, on accueille un nouveau voyageur : dans la famille de JB, après la petite soeur, on demande le papa ! 😊👍

Bienvenidos au pays des empañadas, de la bonne viande, de la bonne bouffe, et surtout… du bon vin ! Pour l’équivalent de 6 euros, on trouve ici des vins aussi bons que nos Margaux (le Humanao 2014, on en salive encore)!

Salta
C’est une des plus grandes villes du nord de l’Argentine. Et c’est le point de départ de notre boucle en voiture de 7 jours !

C’est parti pour un peu plus de 1000 km sur des routes et chemins, à travers des paysages spectaculaires, de airbnb en airbnb. Et sans crevaison cette fois !

Le Road trip commence dans le nord. On y découvre : les ruines précolombiennes de la Pucara de Tilcara, les 14 couleurs de El Hornocal à 4200m (petite fraîcheur…), le salar Las Salinas Grandes (sur lequel JB est content de pouvoir rouler), les 7 couleurs de Pumamarca (où on est tous contents de pouvoir se dégourdir les pattes)… Bref, on va de merveilles en merveilles !

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On ajoute à la liste les sources chaudes de Los Reyes, à 35-38°C. Super top. C’est un policier qui nous les a conseillées lors d’un contrôle sur la route. On valide carrément le concept des flics-guides !

La suite nous mène au sud de Salta, à Cafayate. Le nom ne vous dit rien ?! On est dans une des principales zones vinicoles d’Argentine. Du Malbec, du Syrah, du Cabernet Sauvignon, du Tannat, du Grenache… Des vignes, en veux-tu en voilà ! De toutes les tailles, de toutes les formes. De belles parcelles, bordées par les collines. Ici il ne pleut que quelques jours par an, et même à la fin de l’hiver on arrive à un petit 30°C en journée. Le Paradis, j’vous l’dis ! On chercherait bien une bodega à acheter tiens.

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Le bonheur : écouter les Pink Floyd au coin du feu en buvant du Malbec en famille, le tout, en Argentine, of course !

Les routes entre Salta et Cafayate sont superbes, avec des quebradas aux couleurs et aux formes étonnantes.

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Après 20h de bus (si si…)…

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C’est sur qu’après ça, on ne nous croira plus jamais avec nos bus pourris…

… On poursuit notre route dans la région de Mendoza (au milieu des vignobles tiens, quel heureux hasard), l’occasion pour nous d’aller admirer le Monstre des Andes : l’Aconcagua ! 6962m. On arrondit à 7000 pour les alpinistes ou plutôt andinistes.

Pour l’ascension on repassera : le permis coûte 1000 dollars, on ne peut monter qu’entre novembre et mars, et il faut presque 2 semaines, avec les marches d’approche et d’acclimatation. Et puis c’est sûrement un peu dur. Bref, on l’admire d’en bas, depuis le secteur de la laguna Horcones.

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La face sud, un « mur » de près de 4000m!
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Il est comme ça JB, il marche sur l’eau

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Un petit mot sur… Le peso Argentin.

On ne rentrera pas dans les détails, mais l’économie du pays va mal. Tellement mal qu’en août, le peso a (encore) perdu 50% de sa valeur. En juillet, 1 euro vallait aux alentours de 40 pesos, et désormais 1 euro vaut 62 pesos (et il y a 2 ans, 1 euro équivalait à 20 pesos…).

Alors notre pouvoir d’achat se porte évidemment très bien, d’autant que les prix n’ont pas encore trop augmenté. On a seulement un peu mal quand on retire de l’argent en banque : le retrait max est de 4000 pesos (66 euros) et les banques prennent des frais jusqu’à 575 pesos (15% de frais !), quand encore il y a de l’argent au distributeur… Seule solution, venir avec des dollars et les changer dans le pays, à un taux supérieur au taux officiel. Bref, on se dit une fois de plus qu’on est bien lotis en France…

Sur ce, on retourne à nos activités … 😉

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Publié dans Chili

Le désert d’Atacama

On continue notre route avec la deuxième frangine. D’ailleurs, elle ne veut pas écrire d’article sur ce blog alors qu’elle a bien le temps de nourrir tous les chiens du quartier, même ceux à 3 pattes. Fichtre ! Mais elle vous salue tout de même !
On est au nord du Chili cette fois-ci. Dans le désert donc. Le vrai désert ; celui où, par endroits, il n’a pas plu depuis des années. Le désert où, si tu vas te promener, tu prends de l’eau et une casquette. Et re de l’eau, au cas où.

On est dans le triangle (appelé « ABC » par les chercheurs de Lithium) formé du nord de l’Argentine, du sud de la Bolivie, et du Nord du Chili, entre les hauts plateaux andins et le bassin amazonien. Des salars immenses, des lagunes, des monts enneigés au loin, des plaines arides, des canyons… Bref, du beau, du vraiment beau. Et puis du sec, du vraiment sec !
Nous voilà donc dans la charmante désertique petite ville paumée de San Pedro de Atacama. On y reste une petite semaine. On « chill » au Chili !

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Enfin, on ne glande pas vraiment, vu qu’on se lève même à 5h pour aller voir des geysers !

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Cette zone est connue pour les météorites qu’on peut y trouver. Ce n’est pas qu’il y en plus ici qu’ailleurs, c’est juste que le sol est plat et clair, ce qui permet de mieux les repérer. Après un tour au musée de la météorite, nous voilà donc partis tout au sud du Salar d’Atacama à la recherche d’un cratère… qu’on ne trouvera jamais. Mais ça n’empêche pas certains de chercher par terre avec le magnet de leur décapsuleur. 😉 Bon, vous l’aurez deviné, on rentre bredouilles de la pêche aux météorites.

Quant au Salar, il n’est pas aussi impressionnant que le Salar d’Uyuni (of course), mais il est beau, avec les hauts volcans qui le bordent. Si seulement ils arrêtaient de le trouer et de le recouvrir de bassins pour l’extraction du lithium, ça serait chouette, vraiment…

Par contre, les routes y sont un peu pourries 😉

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Et hop, un coup de rustine et on n’en parlera plus
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Quand tu fais semblant de changer une roue

JB dit que le désert d’Atacama est aussi réputé pour l’observation du ciel. Ici, pas de pollution et pas beaucoup de nuages. On y trouve un des plus grands télescopes au monde : ALMA. Il dit que c’est en fait un réseau de radio-téléscopes fonctionnant en interferométrie. Mais comme le sujet donne vite la migraine, on va s’arrêter là. Et puis, on n’a pas pu y aller car il faut réserver des mois à l’avance. Tristesse immense.
On vous parle aussi des lagunes salées de la région.

Le côté positif, c’est que c’est beau et sympa (facile de faire la planche).

Le côté négatif c’est qu’après on a la peau aussi salée que la flotte, et la fameuse flotte est à 15 degrés… On se transforme donc en glaçons salés admirant le paysage 😊👍

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On peut se promener dans la Vallée de la Luna et la vallée de la Muerte.

Elles portent bien leurs noms ! C’est lunaire, et gare à celui qui s’y perd.

On y trouve : du sable, des canyons érodés, des paysages spectaculaires, encore du sable, et des chemins pas plats (j’dis ça, parce qu’en vélo c’était pas si marrant en fait).

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Un peu plus au nord, vers Calama, nous voilà rendus face à la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde. Devant nous, un trou béant, poussièreux, de 5km de long, 3km de large et 1km de profondeur. Tout autour de la mine, des collines artificielles de terre excavée sont apparues. C’est impressionnant, intéressant et un peu désastreux pour le décor et la nature.

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Pour finir voilà quelques photos des pétroglyphes de Yerbas Buenas, ces fameuses gravures qui datent de centaines ou milliers d’années (ok, on n’en sait pas plus, y’avait pas de panneau explicatif).

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En cadeau, une vigogne qui se demande ce qu’on fait là.

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Sur ce, on dit au revoir au beau volcan Licancabur. Nous voilà en Argentine !! 😍

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J’ajoute que mes chaussettes ont disparu de la terrasse où elles séchaient. J’en suis très triste. Si quelqu’un les voit, qu’il me prévienne. Elles sont vert pomme, vous pouvez pas les rater.