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Notre itinéraire sur la carte du monde !

Pour visualiser encore mieux notre parcours, et réviser votre géographie au passage, rendez-vous sur :

https://planificateur.a-contresens.net/itineraire/149833

Promis, on le mettra à jour régulièrement (même au bout du monde!) rien que pour vos beaux yeux amis lecteurs.

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Publié dans Chili

Le désert d’Atacama

On continue notre route avec la deuxième frangine. D’ailleurs, elle ne veut pas écrire d’article sur ce blog alors qu’elle a bien le temps de nourrir tous les chiens du quartier, même ceux à 3 pattes. Fichtre ! Mais elle vous salue tout de même !
On est au nord du Chili cette fois-ci. Dans le désert donc. Le vrai désert ; celui où, par endroits, il n’a pas plu depuis des années. Le désert où, si tu vas te promener, tu prends de l’eau et une casquette. Et re de l’eau, au cas où.

On est dans le triangle (appelé « ABC » par les chercheurs de Lithium) formé du nord de l’Argentine, du sud de la Bolivie, et du Nord du Chili, entre les hauts plateaux andins et le bassin amazonien. Des salars immenses, des lagunes, des monts enneigés au loin, des plaines arides, des canyons… Bref, du beau, du vraiment beau. Et puis du sec, du vraiment sec !
Nous voilà donc dans la charmante désertique petite ville paumée de San Pedro de Atacama. On y reste une petite semaine. On « chill » au Chili !

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Enfin, on ne glande pas vraiment, vu qu’on se lève même à 5h pour aller voir des geysers !

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Cette zone est connue pour les météorites qu’on peut y trouver. Ce n’est pas qu’il y en plus ici qu’ailleurs, c’est juste que le sol est plat et clair, ce qui permet de mieux les repérer. Après un tour au musée de la météorite, nous voilà donc partis tout au sud du Salar d’Atacama à la recherche d’un cratère… qu’on ne trouvera jamais. Mais ça n’empêche pas certains de chercher par terre avec le magnet de leur décapsuleur. 😉 Bon, vous l’aurez deviné, on rentre bredouilles de la pêche aux météorites.

Quant au Salar, il n’est pas aussi impressionnant que le Salar d’Uyuni (of course), mais il est beau, avec les hauts volcans qui le bordent. Si seulement ils arrêtaient de le trouer et de le recouvrir de bassins pour l’extraction du lithium, ça serait chouette, vraiment…

Par contre, les routes y sont un peu pourries 😉

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Et hop, un coup de rustine et on n’en parlera plus
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Quand tu fais semblant de changer une roue

JB dit que le désert d’Atacama est aussi réputé pour l’observation du ciel. Ici, pas de pollution et pas beaucoup de nuages. On y trouve un des plus grands télescopes au monde : ALMA. Il dit que c’est en fait un réseau de radio-téléscopes fonctionnant en interferométrie. Mais comme le sujet donne vite la migraine, on va s’arrêter là. Et puis, on n’a pas pu y aller car il faut réserver des mois à l’avance. Tristesse immense.
On vous parle aussi des lagunes salées de la région.

Le côté positif, c’est que c’est beau et sympa (facile de faire la planche).

Le côté négatif c’est qu’après on a la peau aussi salée que la flotte, et la fameuse flotte est à 15 degrés… On se transforme donc en glaçons salés admirant le paysage 😊👍

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On peut se promener dans la Vallée de la Luna et la vallée de la Muerte.

Elles portent bien leurs noms ! C’est lunaire, et gare à celui qui s’y perd.

On y trouve : du sable, des canyons érodés, des paysages spectaculaires, encore du sable, et des chemins pas plats (j’dis ça, parce qu’en vélo c’était pas si marrant en fait).

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Un peu plus au nord, vers Calama, nous voilà rendus face à la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde. Devant nous, un trou béant, poussièreux, de 5km de long, 3km de large et 1km de profondeur. Tout autour de la mine, des collines artificielles de terre excavée sont apparues. C’est impressionnant, intéressant et un peu désastreux pour le décor et la nature.

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Pour finir voilà quelques photos des pétroglyphes de Yerbas Buenas, ces fameuses gravures qui datent de centaines ou milliers d’années (ok, on n’en sait pas plus, y’avait pas de panneau explicatif).

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En cadeau, une vigogne qui se demande ce qu’on fait là.

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Sur ce, on dit au revoir au beau volcan Licancabur. Nous voilà en Argentine !! 😍

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J’ajoute que mes chaussettes ont disparu de la terrasse où elles séchaient. J’en suis très triste. Si quelqu’un les voit, qu’il me prévienne. Elles sont vert pomme, vous pouvez pas les rater.

Publié dans Bolivie

La Salar d’Uyuni et le Sud Lipez

Ladies and Gentlemen, aujourd’hui on va vous présenter un des plus beaux endroits de la planète : Le sud de la Bolivie !!
C’est tellement magnifique qu’on est prêts à y venir tous les 2 ans, c’est vous dire !

Première étape : l’incontournable, le fameux, le fabuleux Salar d’ Uyuni. Plus grand Salar du monde ! Il s’étend sur près de 100km de diamètre, et la couche de sel va jusqu’à 120 mètres de profondeur. Du blanc, à perte de vue, à l’infini, à en perdre toute notion. Du sel, encore du sel.

Au loin, des volcans semblent jaillir de nulle part. Au milieu, quelques îles éparses. Parmi elles, l’Isla Incahuasi, la plus connue, peuplée de cactus.

Conseil du jour « ne pas toucher »…

Deuxième étape. Le volcan Tunupa, au bord du Salar. Départ à la (très très) fraîche à 5h30 du mat’. Arrivée au cratère à 4900 m à 8h30, et à 5200 m à 9h30.

D’un côté, le cratère, de l’autre, le Salar, comme une immense mer de nuages.

Troisième étape, le sud Lipez, cette région au sud-ouest de la Bolivie. C’est la cerise sur le gâteau. Voici, en vrac, ce qu’on peut y voir…

Les Lagunes Kara et Chulluncani,

La Laguna Colorada, dont les eaux se colorent du rouge des micro organismes qui y vivent.

Bon, je triche, cette photo a été prise il y a 2 ans…

Les sources chaudes de Polques. On y arrive vers 7h, par un petit -5°C. Dur dur de se mettre en maillot de bain j’vous l’dis ! Mais quel plaisir dans ces eaux à 37 degrés !

Le désert de Dali. On ne voit pas trop le rapport avec Dali ni avec ses œuvres. Mais en tout cas, on a devant les yeux une palette de couleurs fantastiques.

Le volcan Licancabur (5920m). THE merveille. On passerait des heures à admirer son cône parfait et ses lagunes bleutées. Mais quel monstre ! Son ascension n’est pas simple, on vous prévient !!

On vous dit aussi un petit mot sur le volcan Uturuncu, pas très loin. Avec ses 6008m, c’est le « 6000 » le plus facile au monde : le 4×4 vous amène jusqu’à 5600m! Plus que 2h de montée, et le tour est joué.

Voilà, tout ça, c’est parmi ce que la nature a fait de plus beau. Cette leçon vaut bien un voyage.

(je triche encore…)

Côté pratique : on a pris un tour organisé de 4 jours (1350Bs/personne) avec l’agence Empexsa d’Uyuni. Ce n’est pas cher, mais c’est un peu court 4 jours, et à 6 dans le 4×4, c’est un peu trop. Mais c’est compensé par les paysages et les rencontres qu’on peut faire ! Le mieux reste quand même un tour privé de 5 ou 6 jours. Par contre, niveau confort on repassera. Les logements ne sont pas chauffés (comprendre 10°C dans la chambre… ) et il n’y a pas toujours l’eau chaude (et quand l’eau est froide, elle est froide ! ).

Publié dans Bolivie

La Cordillère Royale

Aujourd’hui, on vous parle de notre week-end en montagne. Parce que oui, on part en week-end pendant nos vacances nous. L’histoire se déroule dans la Cordillère Royale, près de La Paz, en Bolivie.

On part équipés d’une tente, de sacs de couchage, de tapis de sol (le tout trouvé à Andean Base Camp, pour environ 15 euros), de 10 litres d’eau, de nourriture pour 2 jours, de nos chaussures de marche, de nos vêtements les plus chauds, et de nos brosses à dents.
Vous nous voyez venir non ?! Et bim, séance camping les amis !

Alors, quand tu rêves d’un camping à 4700 m, il y a 2 trucs à savoir :
1) Oui, il va faire froid. Il peut neiger, venter, tonner… On ne se lève pas en pleine nuit pour une envie pressante. De toute façon, votre corps tout entier va comprendre qu’il ne faut pas sortir. Et le matin, il y a du givre dans la tente. Bref, du froid.
2) Non, on n’en meurt pas ! On dort même plutôt bien avec un bon sac de couchage.

Nous voilà donc partis avec nos sacs de 10kilos (ou plus pour celui qui porte la tente). La balade commence à la Laguna Tuna, par une marche de 8km jusqu’au camps. Là, on plante la tente, puis on continue jusqu’à un glacier à 3km. En chemin, on passe par de superbes lagunes. Et même si la neige s’en mêle, c’est de toute beauté.

Le soir, on se fait un festin de rois : cacahuètes, pain, fromage, jambon, thon en boîte, cookies.
Puis on regarde un film Netflix, avant de se coucher à 22h. Voilà, soirée de folie 😉

La nuit on ne se réveille pas à cause du froid, mais plutôt à cause des cailloux et du sol un peu dur… Ça ne nous empêche pas de dormir jusqu’à 8h !

Le lendemain, motivés comme jamais, nous voilà partis pour l’ascension du Pico Austria, petit pic de 5350m.
2h45, c’est le temps qu’on met pour monter. En faisant de plus en plus de pauses…

Vous voyez notre petite tente en bas à droite ?!

Mais quelle merveille en haut !!

La suite n’est pas bien palpitante, on redescend, on remballe la tente, puis on part à la recherche de notre chauffeur… qui ne viendra pas, ou pas tout de suite. On s’en fout, on en a trouvé un autre pour moins cher.

Voilà, amis passionnés de trek et d’alpinisme, chaussez vos chaussures ou crampons (et encordez-vous car les glaciers fondent et il y a beaucoup de crevasses), et partez vous promener dans la fabuleuse Cordillère Royale !

Un petit mot sur La Paz.
Alors, ce n’est pas notre ville préférée, du coup on va vraiment vous en dire un tout petit mot. Pour résumer, elle est très peuplée, et surtout, elle n’est pas plate ! On monte, on descend sans cesse. Mais ça a un certain charme avec ce côté décrépit, et la vue depuis el Alto est plutôt pas mal (vive le téléphérique à 0,50 € !). Et puis on y a vu des trucs rigolos comme le marché aux sorciers et des fœtus de lamas, qui paraît-il, portent bonheur. Du coup, on prévoit d’en ramener pour toute notre famille 😉

Publié dans Pérou

Arequipa et le cañon del Colca

Arequipa, c’est une charmante ville située vers le sud du Pérou. Ici, il ne pleut qu’une dizaine de jours par an, et il fait un bon 25 la journée (détail agréable au Pérou en plein hiver…).
Surnommée la ville blanche, elle possède de jolies églises, une très belle place centrale, un tas de restaurants et hôtels (on en choisit avec terrasses pour profiter de la vue, comme l’hôtel Le Reyna), et un magnifique couvent…

Et, cerise sur le gâteau, la ville est dominée par les magnifiques silhouettes des volcans Misti et Chachani.

Au total, c’est une semaine qu’on passe ici, entre le départ d’une frangine et l’arrivée d’une autre. C’est vous dire comme c’est chouette.

Au passage, on dit bravo à JB qui a atteint les 5825m du sommet du Misti le 17 août à 6h du matin.
Sans Céc, pas franchement tentée par la nuit à 4800m en tente et le réveil à minuit et demi.
À 12h il était de retour à l’hôtel. On a quand même entendu un « je suis fatigué » dans l’après-midi. Ouf, il est humain. Voici quelques photos de l’ascension et de la vue du sommet (Arequipa à l’ombre du Misti !) :

La région du canyon du río Colca, deuxième plus grand canyon au monde.
Un coup de cœur !
Pour nous suivre un peu, on vous met une carte du coin.

On est un peu au nord d’Arequipa, à 4 à 6h de bus. Le long du fleuve Colca on trouve plein de villages, encore peu touristiques, mais avec déjà quelques bons logements, où il fait vraiment bon se poser.
Parce que, oui, dans cette région, il faut se poser. Pas la visiter en un ou deux jours, ça serait vraiment dommage, comme visiter Paris en 2h.

On commence par un petit trek de 3 jours. Depuis Cabanaconde, la ville « principale », la randonnée consiste à descendre dans le canyon (1100 mètres de dénivelé négatif), s’y balader sur les flans, puis à remonter les fameux 1100 mètres (la bonne blague). Certains le font à toute allure sur 24h. Mais nous, on ne cherche pas à gagner une course, et puis on a oublié nos montres en France, alors on prend notre temps, pour admirer les vues et bien profiter.
On passe une nuit à Llahuar et une nuit à San Juan, avant de retourner à Cabanaconde.

Vous le voyez le chemin à gauche qui longe la paroi de 1000m de haut ?!

Ensuite comme la région nous plaît vraiment, nous allons à l’est du Canyon, à Yanque.

Le dernier tremblement de terre de 2016 a fait quelques ravages, et les églises penchent un peu…

Il y a des supers balades, avec en toile de fond le volcan Sabancaya qui crache sans cesse. Fascinant.

Il y a aussi des sources chaudes dans lesquelles on peut passer des heures. D’ailleurs, on y passe des heures !

C’est à 4km de Yanque, à Coporaque, qu’on tombe sur l’un des meilleurs hébergements de notre voyage : Ayni Anna Wasi, tenu par Steven, un Breton voyageur, et sa femme Mila. Un lieu hors du temps, avec des petites maisons de Hobbits (bien adaptées à Céc), une belle déco, du chauffage (si si !) et des repas fabuleux.

On les savoure, nos journées de vacances !

En cadeau, comme on a aussi passé quelques jours à Puerto Maldonado, dans le bassin amazonien, on vous met une photo de cette merveilleuse forêt. On y a vu des oiseaux, des singes, des gros caïmans, et des mygales !

Publié dans Pérou

De Cusco au Machu Picchu

(version complète, on s’excuse, le dernier article est parti avant d’avoir été terminé, sans y avoir été autorisé… Fichue technologie…)

En passant par la Vallée Sacrée
Le berceau de la civilisation Inca.

Première étape, el Valle Sagrado del Rio Urubamba, qui regorge de ruines plus ou moins cachées.

On passe 3 nuits dans le charmant village d’Ollantaytambo au nord de Cusco, pour découvrir les merveilles des alentours.
En une journée, bien charmante, on visite les ruines d’Ollantaytambo. N’écoutez pas ceux qui vous disent qu’en 1h on a tout vu. Non, on flâne, on se promène, on effleure les vieilles pierres, on monte, on surplombe, on admire, on s’émerveille. C’est beau.

En une deuxième journée, on loue les services d’un taxi à la journée pour voir…
Les ruines de Moray, anciens champs de cultures : veritable laboratoire agronomique utilisé par les incas pour étudier la croissance de divers céréales, fruits et légumes en fonction de la température de l’air et de l’ensoleillement. Plus on descend au centre des cercles concentriques et plus l’air est chaud.

Les terrasses des salinas de Maras, dont le sel provient d’une rivière étrangement salée : sur le site on peut donc acheter différents types de sels (gros sel, fleur de sel ou encore sel dubain 😂). On ramenera un super sel fumé special grillades !

Le refuge animalier de Ccachahuasi, où on a la chance de voir de bien près des condors (dans une grande volière).

Les ruines de Pisac, en visite furtive à la nuit tombée parce qu’on le chauffeur était en fait un peu nul.

Bon plan : on dort à l’hôtel Rumi Sonko (sur Booking) tenu par Rosa. Cette femme, un peu froide au premier abord, a un caractère bien trempé (on peut vous garantir que vous serez à l’heure au petit déjeuner si vous ne voulez pas qu’elle vienne elle-même vous chercher…). Mais elle s’est avérée hyper chaleureuse, à tout nous organiser, à attendre le soir qu’on rentre… Top. Et puis y’a l’eau chaude, bien chaude, et ça, ça fait plaisir !

Deuxième étape, le Machu Picchu !! Le fameux ! On en fait tout un foin… Eh bien sachez que c’est mérité ! Que maravilla !!

Pour y aller, il y a en gros trois options :
1) A pied, en 4jours, par le chemin de l’Inca, réservé aux endurants et aux gens organisés qui réservent bien en avance. Comme on réserve tout deux ou trois jours avant, c’est fichu pour nous.
2) En transports, c’est-à-dire en train depuis Cusco jusqu’à Aguas Calientes (minimum 150 euros l’aller retour) puis en bus (22 euros l’aller retour) pour se rendre de Aguas Calientes au site du Machu Picchu. Un peu cher tout de même…
3) En colectivo (petit bus) jusqu’à hidroelectrica, là ou s’arrete la seule route menant a la région et puis 3h de marche. Notre solution, au rapport qualité prix imbattable !

On vous raconte…
De Cusco on se rend à Ollantaytambo (10 soles soit 3€, 2h de route) puis de Ollantaytambo on va à Hidroelectrica (30 soles soit 9€, 4h de route un peu pourrie). De là, on marche 3h le long de la voie ferrée jusqu’à Aguas Calientes où on arrive pour dormir. On traverse une forêt jungle d’altitude en longeant les fameuses montañitas du Machu Picchu, dont on distingue déjà depuis en bas les premières terrasses incas. Vivement demain !
Le lendemain, comme on ne veut pas prendre le bus (eheh y’a pas de p’tites économies mes amis !) il nous faut un peu moins de 1h30 pour rejoindre le site à pied qui est perché… 400 mètres au-dessus du fleuve !!
Nous, on visite de 12h à 17h. On se dit qu’il est inutile de se lever aux aurores comme tout le monde, parce qu’on n’aime pas du tout se lever tôt ni être avec tout le monde. Puis on redescend pour une deuxième nuit à Aguas Calientes, et le lendemain, on fait la route en sens inverse.

L’entrée avec l’heure exacte est à acheter à l’avance par exemple sur leur site internet. Ça coûte 152 soles (41 euros) pour la montagne Machu Picchu seule, sans les deux autres montagnes qui l’entourent.

Voilà, le Machu Picchu, il se mérite ! C’est cher ou un peu galère, mais au moins ça limite le nombre de visiteurs par an, comme le demande l’Unesco…

Le Machu Picchu aurait été construit sous l’empereur Pachacútec (celui qui entame réellement l’expansion de l’Empire) , et abandonné volontairement après la chute de Cusco en 1534. Les Espagnols ne seraient donc pas allés jusque là. Le site a été « découvert » par l’Américain Hiram Bingham en 1911. C’est en fait le premier étranger à avoir eu le courage de monter tout là-haut. Et comme toujours, les communautés locales, elles, connaissaient l’existence du site…
En tout cas, on est contents que le site ait été déblayé, parce que, voyez-vous, c’est somptueux. Un truc de ouf.

Dernière étape : Cusco
La ville actuelle a été bâtie sur les ruines incas de leur ancienne capitale. Les Espagnols ont conservé les fondations de pierre ; cela fait de jolis murs au Couvent.

Les Incas en 10 trucs qu’on ignorait :

  1. On parle « des Incas », mais l’Inca est en fait le Chef.
  2. Ils ne possèdaient pas l’écriture, pas cool pour nos historiens. Mais les textes des conquistadors nous ont appris beaucoup.
  3. Pour administrer leur Empire (recensement, gestion des stocks), ils utilisaient le Quipu, sortes de cordelettes à nœuds.
  4. Par contre, ils connaissaient déjà la patates et le maïs, qui ne sont arrivés que bien plus tard en Europe.
  5. On était aux préludes d’une sorte de communisme : une partie des récoltes était destinée à l’Inca et une autre partait dans des grands greniers et était redistribuée en cas de besoin gratuitement. C’était le deal, on t’assure d’avoir à manger toute l’année, et en échange tu te soumets.
  6. Leurs constructions étaient souvent anti sismique, avec les murs légèrement inclinés vers l’avant.
  7. L’empire s’étendait du sud de la Colombie jusqu’à Santiago du Chili, et était relié par un énorme réseau de chemins, le Capac ñan ou Chemin de l’Inca, qui permettait aussi la circulation des messages (à pied hein ! Ils n’avaient pas la roue, et ne connaissaient pas le cheval). L’inconvénient, c’est que, à leur arrivée, les Espagnols avaient des routes toutes tracées…
  8. La domination des incas s’est faite progressivement. Ils proposaient aux villages de s’associer à eux en gardant leur fonctionnement. Plutôt pacifique. Mais en cas de refus, il y avait un risque de massacres. Pour asseoir cette domination, ils contrôlaient les déplacements de populations. Par exemple, des gens près de Cusco étaient plus fidèles et fiables. On les déplaçait donc plus en périphérie de l’Empire, pour dispenser la bonne parole. A contrario, ceux qui étaient loin de la capitale pouvaient être rapprochés pour être mieux surveillés.
  9. L’Empire Inca n’a duré que de 1438 à 1532 environ. Il n’a pas resisté aux conquistadors espagnols…
  10. Pour tailler leurs pierres on sait désormais comment ils faisaient… Ils y passaient un temps fou ! 😉 Mais on vous confirme que souvent, une feuille de papier ne passe pas entre les pierres…

Publié dans Pérou

Le Lac Titicaca côté Pérou

Rien que son nom nous amuse. D’ailleurs Céc soupçonne sa soeur d’avoir voulu y aller uniquement pour cette raison.
Ah oui, parce qu’on a la chance de partager une quinzaine de jours au Pérou avec la frangine ! Le pied ! D’autant qu’elle nous a apporté du vin et du fromage (oui, on est comme ça nous, en échange d’un Bordeaux et d’un Saint Nectaire, on vous fait profiter de notre route !). Faute de bien vouloir écrire un article sur ce blog, elle vous passe le bonjour.

Le lac Titicaca, à cheval sur le sud du Pérou et le nord de la Bolivie, est le plus haut lac navigable du monde.
3810 mètres d’altitude. En gros, on est essoufflés en montant un escalier. 😉 Il mesure 200 km de long, il est profond de 275m par endroit.

Bulletin météo : la nuit il fait 0°C, c’est-à-dire 10°C dans la chambre. Vous y réfléchissez à deux fois avant de vous lever faire pipi. Et le jour vous pouvez espérer être en tee-shirt si le soleil tape. Par contre, à cette saison, pas trop d’averses, mais justement, le soleil tape. Du genre, indice 50 pour tout le monde ! Je pense même que ça peut vous rendre fou, et que c’est pour ça qu’ils ont tous un chapeau.

Le lac Titicaca est grand, et on choisit de sortir des sentiers battus pour aller sur la grande péninsule de Llachon, au nord du lac.
De là, il y a un peu plus de 10km de chemins de rando avec de beaux points de vue sur le lac. Ça nous occupe toute une journée parce que, à 4000 mètres, on monte moins vite.

On prend aussi un bateau pour aller voir :
La belle île de Taquile, où on se promène 3h. L’île a encore des terrasses précolombiennes. Ici, pas de routes, pas de voiture ni de scooter ni de mule ; tout est transporté à l’ancienne, à la force des bras.

Les îles flottantes Uros. Ces îles sont des sortes de radeaux géants construits en roseaux (de 2 ou 3 mètres d’épaisseur), ancrés à de grands poteaux pour éviter qu’ils ne se reveillent en Bolivie à cause du vent. On y trouve quelques maisons. La vie s’organise en petites communautés. Ils purifient l’eau du lac, possèdent parfois des panneaux solaires, et vivent de leur troc (du poisson contre ce qu’ils n’ont pas sur les îles). Très intéressant, même si certaines îles ne sont plus vraiment habitées et ne servent que d’attraction touristique la journée.

Le bon plan : dormir à l’Hospedaje Saywa (sur Booking), tenu par Teodora et sa fille, des amours qui cuisinent super bien. A peine 30€ la nuit à 3 avec petit déjeuner, et 5€ le copieux repas. Les îles sont à 1h de bateau seulement, et le bateau ne coûte que 30 à 40 euros (à diviser par le nombre de personnes, ultra compétitif le tour !).

On voulait vous écrire un mot sur Lima, mais en fait non. C’est pas folichon, et on n’a pas vu le soleil en 4 jours. Seul le site de Pachacamac au sud vaut le détour (Tintin et le temple du soleil ! ).

A la place, on vous met la photo de nos têtes gelées en haut de la montagne Vinicunca (montagne arc-en-ciel ou des 7 couleurs) à un peu plus de 5000 mètres d’altitude. C’est un peu au sud de Cusco et c’est hyper beau. 15km de marche environ en continuant par la Vallée Rouge, 300 mètres à monter et 1000 mètres à descendre.

Sans trop de soleil donc sans trop de couleurs…
La vallée rouge
La frangine jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus…

Et en cadeau, un troupeau de lamas en bas de la vallée rouge (qui est plutôt verte au passage) :