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Notre itinéraire sur la carte du monde !

Pour visualiser encore mieux notre parcours, et réviser votre géographie au passage, rendez-vous sur :

https://planificateur.a-contresens.net/itineraire/149833

Promis, on le mettra à jour régulièrement (même au bout du monde!) rien que pour vos beaux yeux amis lecteurs.

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Publié dans Colombie

La fabuleuse Ciudad Perdida

Teyuna pour les locaux.
Ou la Ville Perdue en français.
Alors là, pour être perdue, elle est perdue !

Du genre il faut 4 jours de marche pour s’y rendre et en revenir. 4 jours dans la forêt tropicale humide, entre 25 et 35°C. Ça monte et ça descend (le trek commence à 150m et la Ciudad est à 1200m), c’est au pas de course, nuits en camps avec lits en enfilade, douches froides, aucun réseau, réveils à 5h tous les matins…

Mais, croyez-nous ou non, ça fait une belle expérience, loin de tout, et ça vide la tête. Le truc dont on a tous besoin. Bon, ça vide les jambes de leurs forces, le corps de son eau et de ses minéraux (tu sues comme jamais quoi) et les poumons de leur air aussi…

C’est un trek de 46 kilomètres environ, au milieu de la jungle et des monts de la Sierra Nevada au nord-est du pays. Nous passons par des chemins utilisés depuis des centaines d’années par les populations.

On traverse d’abord les terres de paysans, puis les terres de minorités ethniques telles que les Wiwas (avec lesquels on pourra échanger un peu) ou les Kogis (plus reculés, qu’on ne croisera pas). Ces derniers nous rappellent un intéressant reportage avec Thomas Pesquet. On a beaucoup à apprendre d’eux et on pourrait se demander s’ils n’ont pas une leçon de bonheur à nous donner.

Le 1er jour, après 4h de marche, on arrive au 1er camps trempés de sueur. Glamour. Chacun étend ses affaires mouillées sur de grands fils à linge. C’est en vain mes amis. Ça ne sèchera pas du tout, trop humide dans l’coin. Le lendemain, on enfilera donc un pantacourt et un tee shirt mouillés…

Tout sèchera à peu près dans la journée avec le soleil… Jusqu’à ce qu’une pluie battante s’abatte sur nous dans l’après-midi, et nous suive pendant 1h30 2h. Attention, on ne parle pas de la petite bruine (bretonne…) mais de la bonne averse tropicale.
Le chemin devient glissant, boueux, les flaques deviennent des mares, des ruisseaux apparaissent sous nos pieds, des cascades surgissent au dessus de nos têtes, et la rivière devient un monstre rugissant. Le déluge, Noé et sa barque en moins.
On arrive à protéger les sacs, mais pas le reste. Le short est à essorer, et les chaussures Goretex ne sont plus vraiment Goretex. Au bout de 30 min le pied fait « splotsh » dedans, et ça ne s’arrange pas quand, harassés, on traverse la rivière avec…

(avec, en bas, la même rivière pendant l’averse et le lendemain…)

Bref, le 1er jour vous vous demandez pourquoi vous êtes là, le deuxième jour vous vous demandez pourquoi vous avez payé pour ça 😉

Mais le 3ème jour, après 1h de montée, vous arrivez, ô joie, à la Ciudad Perdida. Et ma foi, quelle merveille !!

Des terrasses apparaissent au milieu de la forêt, avec les ronds en pierre indiquant où se trouvaient autrefois les maisons. L’endroit est magique.

L’après-midi est en mode petit trail, histoire d’être sûrs d’arriver avant la pluie (on ne nous la fait pas deux fois !).
Le dernier jour, on doit avouer que les jambes fatiguent un peu et que la route nous paraît un peu longue.

Bilan :

Jour 1 : 4h de marche (avec les pauses hein ! on n’avance pas vraiment à 2km/h), 8,2km
Jour 2 : 6h de marche, 13,5 km
Jour 3 : 5h de marche, et visite de la Ciudad Perdida, 11,1km
Jour 4 : 6h de marche, 14,2km

Côté pratique, on est partis avec Magic Tour, et c’était top. Nous étions un groupe de 12 personnes, avec deux guides, Pedro et Jerry, un peu en mode colo. Et d’ailleurs, quand les potes de la colo t’applaudissent à l’arrivée, c’est chouette. Niveau prix, aucune négociation possible, et les agences s’alignent entre elles. 300 euros le machin (on va en manger des pâtes !), mais on ne regrette pas du tout. Et on se rassure en sachant qu’une partie est reversée aux locaux, en particulier aux paysans qui ont ainsi pu arrêter leurs cultures de marijuana et de coca.

Et la petite histoire ?!

La Ciudad Perdida date du 3ème siècle après JC. La ville sacrée telle qu’on peut la deviner, avec ses terrasses, est un peu plus récente (l’an 1200 environ). Elle prospère jusqu’en 1502, quand les Colons débarquent. Ils commencent à vendre des tas de choses (nourriture…) contre l’or. Quand de nouvelles maladies, méconnues en « Amérique », apparaissent, les communautés coupent ce commerce. Les Colons finissent donc par utiliser la force, face à des populations pas vraiment armées. Les cités de la Sierra Nevada sont peu à peu abandonnées entre 1580 et 1650. Voilà la triste histoire des Européens dont les nouvelles maladies ont fait disparaître une bonne partie de la population locale, et dont la soif d’or s’est chargée de mettre fin à des civilisations (pré colombiennes, incas…) entières.

Oubliée de tous (sauf des communautés locales, petits cachottiers ! ) la Ciudad est redécouverte en 1972 par deux paysans. Débute alors une bonne série de pillages de l’or et des pierres des tombes, jusqu’en 1975 où un homme fini par prévenir le gouvernement. Bien le merci à lui !

En 1981, après restauration d’une partie, elle est ouverte au public. Malgré quelques péripéties dues aux FARC et autres, le site est maintenant sûr, même s’il est encore sous surveillance militaire. Mais le chemin est tel que peu de touristes s’y rendent (entre 50 et 100 par jour disons). Et c’est bien comme ça, on n’aimerait pas y voir une route apparaître. Laissons-la « perdida« .

Publié dans Hawaï

Hawaii Episode 3 : le Mauna Kea, le Jeep Wrangler et nous

Allez un troisième et dernier article sur Hawaii (et après on fait le deuil de cet archipel) ! Alors Hawaii et sa plus grande île Big Island sont aussi un site de renommée internationale pour l’astronomie.

A l’instar du plateau d’Atacama au Chili, la plupart des acteurs de l’astronomie scientifique dans le monde ont un télescope ici. Mais pourquoi donc ?! Car sur Big Island on trouve le volcan Mauna Kea (éteint celui-ci !) culminant à 4207 m, ce qui en fait le plus haut sommet de l’archipel, offrant ainsi un des ciels les plus clairs du monde et ce tout au long de l’année. Comme nous l’expliquait Ted dans notre Airbnb, il n’y a qu’en cas de tempête que les nuages peuvent être poussés vers le sommet ce qui entraîne alors des chutes de neige (à Hawaii ?!).

Pour vous dire que ce site est important, deux de ces télescopes (ou radio télescopes pour être exact) ont participé à l’élaboration de la première image d’un trou noir de l’histoire en avril 2019: M87* (Messier 87 étoile).

Bon ça c’était pour le contexte, et c’est important le contexte !

Il était évidemment incontournable d’y aller. On peut monter tout en haut lors d’une escapade d’une journée et rester jusqu’à la tombée du jour (ou de la nuit, on peut dire les deux) pour voir le superbe coucher de soleil et pouvoir enfin admirer le ciel.

Il y a aussi une petite randonnée sympa à faire pour voir un petit lac au milieu de paysages rocailleux, désertiques et froids voire très froids (on passe de 30’ à pas loin de 0’).

Vêtements chauds indispensables (genre ceux qu’on avait prévus pour l’Amérique du Sud : bonnet, gants et veste chaude), meme si ça n’empêche pas certains d’être en short et « protégés » par leur serviette de plage comme on a pu voir au sommet…

On a donc vu plein de télescopes qui se sont tous ouverts quelques minutes seulement après le coucher du soleil.

Pas une minute à perdre, « louer » des heures d’observation coûte cher et n’est possible qu’après sélection de votre dossier plusieurs mois avant. Ça rigole pas et d’ailleurs les Rangers du parc nous font gentiment comprendre qu’il est temps pour nous de remonter dans nos 4×4 et de déguerpir du sommet !

Pas de soucis on peut s’arrêter un peu plus bas (pour ne pas troubler les télescopes avec nos phares) et observer le ciel, il y a d’ailleurs plusieurs astronomes amateurs avec leurs equipements. C’est super clair mais comme la Lune est quasi pleine, on n’est pas bluffés ! Ce soir là on voit très bien la Lune et Jupiter ce qui est déjà pas mal !

Pour l’occasion nous avions embarqué avec nous, Magali et Roch un couple de français en plein tour du monde également, rencontrés sur le Facebook de tourdumondiste.com et Victorien, géologue français installé en Australie rencontré dans notre Airbnb (on vous le dit, un géologue à Hawaii c’est indispensable !). Superbes rencontres pour une journée bien cool ! Et merci pour vos photos qui parsèment cet article !

Ah oui j’ai parlé de 4×4 et c’est donc le moment de faire le point sur toutes les infos contradictoires du net par rapport à ça (pour moi il s’agit du complot des loueurs de 4×4!). Officiellement, il faut un 4×4 (4WD en anglais ) pour monter car « ça descend beaucoup et si vous ne savez pas faire de frein moteur vous allez nous cramer les freins ». En vrai la route est goudronnée à 80%. Il y a juste un passage sur de la piste après le visitor center, mais rien d’insurmontable. On ne dit pas qu’on peut monter sans risque là haut avec une Twingo mais avec une voiture normale américaine (à savoir une grosse berline) voire un SUV c’est sans soucis. Il faut juste vérifier qu’avec votre boîte automatique vous pouvez passer en mode petites vitesses pour la descente et pouvoir faire un peu de frein moteur (normalement toutes les boîtes le font). En vrai c’est pas plus raide que nos routes de montagne et les loueurs peuvent bien changer leurs plaquettes de frein de temps en temps.

Bon on ne regrette absolument pas notre Jeep Wrangler qu’on a loué pour vraiment pas cher avec « Dollar rent a car » à Kona (à condition de ne pas prendre l’assurance exorbitante du loueur et de vous arranger avec votre assurance de CB ou bien en souscrivant une assurance auto sur internet). Avec notre Jeep on a pu accéder à de superbes plages de sable noir qui pour le coup nécessitent vraiment un 4×4 !

Plein de photos du Jeep parce que c’était vraiment trop triste de l’abandonner. Le mieux ce serait une vidéo avec toutes les photos et une musique sentimentale, mais bon ce serait peut être too much.

Publié dans Hawaï

Big Island, la fascinante

C’est la plus grande île de l’archipel de l’Etat d’Hawaï. D’ailleurs elle s’appelle en fait Hawaï.

Il s’agit de la dernière île située au dessus du point chaud. Même si, avec le déplacement de la plaque océanique, une autre île commence à se former plus au sud dans l’eau.

Deux de ses cinq volcans sont encore bien actifs. La dernière éruption date de 2018. Le magma est sorti de terre par des fissures apparues à 40km à l’est du cratère principal du Kilauea, dans une zone d’habitations…
Maintenant toutes les coulées sont refroidies, l’île a gagné en surface et perdu quelques habitations, et le volcan gonfle doucement.
Bon, par contre, pour voir de la lave en fusion, très mauvais timing. Plus de coulées, et plus de magma dans les cratères (les lacs de lave, comme celui du cratère en tête de l’article, se sont vidés)…

On a passé 9 jours à sillonner l’île en voiture (et à pied !!), en prenant des airbnb à 3 endroits différents.

Un chouette road trip !

Pour vous résumer à quel point c’est beau, je dirais que Big Island, c’est une affaire de couleurs.

Bleu comme le ciel et la mer, garantis sans pollution :

Gris foncé comme les cratères :

Gris bitume comme ces routes abîmées :

Gris-noir comme les coulées de lave sur les flans de l’île :

Multicolore comme la lave refroidie admirée de plus près, à ce moment précis où on trouve enfin l’utilité des cours (oubliés…) de S.V.T. :

Rouge comme les fleurs d’une des rares plantes à pousser sur cette lave :

Vert foncé comme la végétation luxuriante (à la Jurassic Park !!) :

Vert comme ces hectares d’herbes bien arrosés (ah oui, il pleut pas mal sur l’île…) :

Violet comme le ciel du soir après la pluie :

Orange comme les couchers de soleil sur l’océan :

Un truc unique !

Pour une fois, on écrit cet article dans les temps : demain, direction la Colombie !

Publié dans Hawaï

Hawaï. First Part : l’île d’Oahu.

Tour du monde oblige, on traverse l’océan Pacifique, et comme cet océan est grand, on a pensé que le mieux était de faire un stop à Hawaï. 😉

Alors nous voilà donc de l’autre côté du globe, sur un archipel au milieu de rien, à 12h de décalage horaire avec la France. Le pied. Même si pas trop pratique pour WhatsApp’er avec la famille ou pour suivre Roland Garros !

Première étape, l’île d’Oahu donc, vers la bien connue ville d’Honolulu, et plus précisément la zone de Waikiki beach.

Changement de décor radical.
Welcome aux States Guys ! Ambiance détente, beach et surf. Même les douaniers sont cool, c’est vous dire! Brassage ethnique comme on en n’a pas vu depuis longtemps. Grosses bagnoles. Grosses personnes aussi. Gros taux de SDF aussi. Bon, les States quoi.

Et… Prix de folie ! 2,75 dollars (USD) le ticket de bus, soit 10 euros un A/R à 2. Yeah !
15 dollars le plat au restaurant. Mais celle-là, on l’avait vue venir. On a donc opté pour une chambre d’hôtel avec cuisine équipée. Eheh malins. Malins jusqu’au moment où on arrive au supermarché : 8USD les 12 Bifidus, 4USD le litre de lait, 3USD le paquet de cookies, 7USD l’ananas. Je vous épargne la viande et les autres produits laitiers. D’où notre régime de la semaine : kellogg’s, pâtes à la sauce tomate, et vin californien !! 😉

Au programme pour 5 jours : beach !! Plage in english. À 200 mètres de l’hôtel. C’est dingue comme la vie est dure. Le mer, plutôt limpide, est à 26 ou 27 degrés, avec de bonnes vagues et courants, mais elle reste hyper agréable, tellement vivifiante !
Bon, histoire de ne pas se contenter de faignasser et suer sur le sable, on se promène aussi un peu hein.

Petite piscine du dimanche matin

JB s’offre une belle journée plongées sur épaves (un cargo japonais, une barge de débarquement américaine…), jusqu’à 30m de profondeur et en courants. Il n’est pas bien sur d’avoir toutes les qualifications nécessaires pour ces plongées, mais c’était hyper bien, malgré la mer agitée avec des creux de 2 ou 3 mètres.

On se fait aussi une journée à Pearl Harbor, une des plus grandes bases navales militaires des États-Unis, tristement connue.

Minute rappel culture : c’est ici le 7 décembre 1941 que les Japonais ont attaqué la base américaine, tuant 2403 Américains, détruisant des centaines d’avions, torpillant les sous-marins et cuirassés stationnés dans la base. Presque tous les navires touchés sont réparés et remis à l’eau dans les mois qui suivirent. Seuls 3 furent vraiment détruits, donc le fameux USS Arizona, où 1177 marins périrent, qu’on observe depuis la surface (ou depuis Google Earth, va voir l’ami !) et qui continue même à perdre son carburant.

Bad idea… le 8 décembre Roosevelt demandait au congrès de déclarer l’état de guerre au Japon.
L’attaque dura 1h30 environ. 1h30 pour changer le cours de l’Histoire, favoriser la victoire des Alliés et la libération de la France, et raser de la carte Hiroshima et Nagasaki.

Pour finir on passe une partie de notre journée à bord du navire retraité USS Missouri. Bon, on ne répètera pas tous les jeux de mots de JB sur le sujet…

Le cuirassé n’a rien à voir avec l’attaque de Pearl Harbor. Mais c’est à son bord que la capitulation japonaise a été signée le 2 septembre 1945.

Petit plaisir de la semaine : visite guidée (« premium ») de ses entrailles. On y découvre les dortoirs, les postes de télécommunications, les chaufferies et turbines, la gestion des vitesses, le poste de lancement des missiles…

Quand t’as plus d’amis au mess

Sur ces belles paroles, on prend l’avion et on s’envole pour une autre île de l’archipel. La suite au prochain article.

Publié dans Corée du Sud

La Corée du Sud en 2 semaines

Surnommée « Pays du Matin Calme ». Comme ce surnom lui va bien ! Quelle quiétude, quelle zénitude !
C’est un peu nos vacances dans les vacances.

Tout est simple et agréable pour le voyageur : les gens parlent quelques mots d’anglais, le pays est bien relié par les transports, les chemins de randonnées sont super bien aménagés et balisés, les entrées des lieux touristiques ne sont pas chères ou gratuites, et enfin, et pas des moindres, les coréens sont très gentils.
C’est pour l’instant le pays où les gens nous ont le plus aidés. Même si c’est aussi le pays où on avait le moins besoin d’aide…
Et pour couronner le tout, le pays est vraiment safe et propre.
Bref, amis voyageurs qui recherchez un peu de dépaysement sans vouloir risquer de vous paumer, foncez-y !

Jours 1 à 3 : Séoul.

Il y a 10 millions d’habitants dans la ville, 24 millions si on compte la zone couverte par le métro. Presque la moitié de la population du pays. Et pourtant, comme on s’y sent bien ! On y vivrait tiens (et la dernière fois que j’ai dit ça d’une capitale, c’était pour Singapour !). Le métro est encore plus pratique que notre cher métro parisien, les stations sont proches, il y a plein de parcs, plein de choses à voir comme des palais ou d’anciennes maisons, il y a de belles balades le long de l’ancienne muraille de la ville ou le long de la rivière artificielle qui la parcoure.


Jours 4 à 6 : le parc de Seoraksan (nuits à la ville de Sokcho).

L’accueil à la guesthouse a été tel qu’on a décidé de rester 3 nuits au lieu de 2. On a bien fait.
Le parc offre de belles randonnées bien tracées comme :
=>L’Ulsan Bawi, 4h de marche. Attention ça grimpe un peu.

=>Le mont Daecheongbong. 1708 mètres d’altitude. La mauvaise nouvelle c’est que la rando commence à 200 mètres d’altitude. La bonne nouvelle c’est que les paysages sont franchement sympas et qu’on est fiers d’atteindre le sommet. (Eheh t’as dit que j’arriverais pas à monter 1500m, ben si, et toc ! Bon, rends moi mon sac maintenant). Faut prévoir 9h de marche et un peu plus de 16km.


Jours 7 à 9 : Busan.

De cette grande ville portuaire située tout au sud-est (2ème ville du pays), on peut facilement rejoindre plein de balades, de temples et de plages.

Le tout est accessible en métro ou en bus, easy. C’est tellement cool qu’on a prolongé d’un jour.

Jours 10 à 12 : Séoul nous a bien plu, alors on y retourne !

Après une journée peu productive pour cause de pluie (=Endgame au ciné) on part visiter le parc de Bukhansan. Il est accessible en métro depuis Séoul 👍
On choisit une bonne balade qui traverse le parc d’ouest en est sur 8km en passant par le sommet de Baegundae (836m). On grimpe donc 750m (2h30) pour arriver au sommet, avec des portions bien pentues… Mais de là-haut on a une superbe vue sur Séoul !

Bon, vous l’aurez compris, la Corée du Sud est idéale pour les randonneurs (du dimanche ou de tous les jours). D’ailleurs les coréens sont fans de rando. On en a croisé beaucoup, toujours bien équipés des meilleures marques : Millet, Lafuma, Columbia, Odlo, Salewa, The North Face… dont on trouve des boutiques partout.

On connaissait très peu ce pays avant d’y aller (le pays de la K-pop c’est ça ?!), mais on peut dire que c’est une sacrée surprise. Un vrai concentré de villes modernes et agréables, de grands espaces naturels (on peut même skier !) et de chouettes plages. Une belle introduction à l’Asie et notamment à la Chine dont elle serait une version plus sophistiquée et raffinée.
Côté pratique.
En Corée, une chambre double coûte 18 à 26 €, un repas 8 €, un ticket de métro 1 €, 200km de bus 20 €, une entrée 2,5 €.

On a dormi :
À Séoul au 24 Guesthouse Jongno Tower tout près du fabuleux marché Gwangjang.
À Sokcho au House Hostel, parfait ! Le bus 7 ou 7.1 pour Seoraksan (fréquent) est juste à côté.
À Busan au Grand Motel, un peu décrépit mais bien situé.
À Séoul au And Séoul, très correct (et puis en promo !).

Publié dans Chine

La Chine en 10 curiosités

Après avoir passé un mois en Chine, on vous parle de ce qui nous a le plus surpris.

Catégorie 👍

1) Le pays est extrêmement sûr. Quasiment aucun risque de vol ou d’attaque. Cela s’explique par le fait qu’il y ait des caméras partout, des scanners de sacs à l’entrée de chaque gares et stations de métros, et par la forte présence de policiers (chargés de sécurité dans les rames de métro, à chaque coin de rues de Pékin…), parfois armés de pinces géantes… 🤔

2) La Chine est très bien reliée par le train et en particulier par le TGV, tout beau tout neuf. Très pratique vu la taille du pays ! En moyenne le train « lent » roule a 50/100 km/h, et un trajet de 5h coûte l’équivalent de 5€. Le TGV (China Railway High-speed) roule à 250 km/h et un trajet de 3h coûte environ 30 €.

3) Le taux de chômage est bas (4%), et malgré la forte population ils ne sont pas loin du plein emploi.

4) Tous les paiements peuvent s’effectuer avec un smartphone grâce à l’application Wechat. On scanne le QRcode du vendeur, on saisi le montant, et on paye. On peut même donner de l’argent à un mendiant comme ça, en scannant son QR code. Il suffit d’avoir internet et une carte bancaire chinoise enregistrée. Les Chinois n’ont donc pas souvent du liquide sur eux. Plutôt pratique, même si on n’est pas sûrs que les données soient bien protégées.

5) Tous les scooters que nous avons vus sont électriques, et les voitures sont récentes. De nombreux chauffe-eau solaires sont présents sur les toits. Les Chinois sont en fait bien conscients du problème de pollution, à la différence des pays d’Asie du Sud-Est.

On ajoute aussi qu’on avait, à tort, une mauvaise image des Chinois. Mais ils sont en fait bien différents de ceux qu’on croise en groupe dans le métro parisien ou qui s’agglutinent devant nos monuments préférés. Ils ont été vraiment gentils, accueillants, aidants (même si on ne comprend rien au chinois, et qu’ils ne comprennent rien à l’anglais).

JB dit aussi qu’il a été agréablement surpris par la nourriture, bien plus raffinée que ce qu’il imaginait.

Catégorie 👎 voire 👎👎👎👎👎😱

6) Les Chinois fument beaucoup et partout… Les nouvelles réglementations ne sont pas appliquées (sauf à Pékin) et l’odeur de cigarette est omniprésente dans les trains lents, les restaurants et les hôtels.

7) l’Etat chinois peut suivre les déplacements de chacun. Notre passeport est controlé (et enregistré !!) en moyenne deux fois par jour. Le premier jour, on a dû le sortir 6 fois : à la résa du bus, à l’entrée de la gare de bus, à 3 contrôles d’identité sur la route (probablement car nous étions dans une zone frontalière) et arrivés à l’hôtel. S’ajoute à cela les caméras de plus en plus équipées de la reconnaissance faciale…

8) Le pays est (tristement) classé 177/180 au Classement mondial de la liberté de la presse 2019 par Reporters sans Frontières.
https://rsf.org/fr/classement. Par exemple, les journalistes ne peuvent pas du tout accéder à la région autonome du Tibet (la Chine espérant ainsi étouffer les revendications et mouvements d’autonomie).

9) Internet est complètement contrôlé par l’État. Certaines applications telles que les réseaux sociaux ne fontionnent pas. Pas de WhatsApp non plus, pour communiquer les gens utilisent Wechat. Google ne fonctionne pas non plus. Nous sommes en fait dans une grande toile indépendante, où on ne s’exprime pas vraiment librement (ou alors à ses risques et périls), et où les informations disponibles sont filtrées.
Comment maîtriser un peuple ? Faites lui croire qu’il vit dans le meilleur des mondes.

Les expatriés et les touristes utilisent donc un VPN qui permet de passer par une adresse IP localisée hors de Chine et d’avoir accès à tout.

10) Le système de crédit social est lancé. Le principe est simple : chaque citoyen chinois a un nombre de points. Il est récompensé s’il paye bien ses factures, s’il fait du bénévolat… ou il perd des points en cas « d’incivilités » (y compris dans la cybersurveillance, tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous).
Oui, vous avez bien lu, on note les gens.
Si votre note est bonne, vous pouvez avoir des remises sur les transports, ou un temps d’attente plus court à l’hôpital… Mais si votre note devient trop basse, vous allez vous voir refuser de voyager (en train ou en en avion), et la restriction pourrait s’étendre au choix de l’école pour les enfants, à l’emploi des personnes, au ralentissement de leur débit internet… Difficile d’en voir la limite quand celle-ci est déjà dépassée.
Le but n’est pas de surveiller la population, ça c’est déjà opérationnel, le but est de la contraindre, de la maîtriser.
On espérait que Big Brother ne soit qu’un cauchemar…

Malgré tout cela, notre séjour en Chine a été fantastique et enrichissant, et on a vraiment vu des choses impressionnantes.

Alors on laisse un peu ses idéologies de côté, on ouvre son esprit et on ferme sa bouche, et on file visiter ce pays ami lecteur ! Aller, fissa fissa !