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Le Chili, de Valparaiso à la Patagonie

On vous emmène dans un voyage de plus de 2000km, entre la Capitale et le sud du pays. En réalité, on ne fait pas vraiment 2000km au Chili. On fait plutôt des sauts de puce entre le Chili et l’Argentine. D’ailleurs on en a un peu marre de passer des frontières terrestres… En tout on sera sortis ou entrés au Chili 6 fois ! Au passage, c’est un peu le bordel sur nos passeports…

Alors, Santiago du Chili est une grande ville, pas désagréable, mais pas assez inspirante pour en faire tout un paragraphe.

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Triste théâtre du coup d’Etat de 1973 par Pinochet

En revanche, à 200km à l’ouest, on trouve Valparaiso, qui est quand même vachement mieux. Nous voilà face au Pacifique, où on y retrouve parfois la même brume qu’à Lima… Le ciel reste souvent voilé, il fait un 15-20 degrés humide.

Mais Valparaiso est comme un immense musée. Qu’importe la couleur du ciel, les vraies couleurs, elles sont sur les murs.

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La baie est entourée de petites collines aux maisons peintes en de véritables œuvres d’art pour certaines. Et pour monter sur ces collines, les plus fainéants ou les plus nostalgiques emprunteront de petits ascenseurs sortis du siècle dernier.

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Après une loooongue nuit en bus, on arrive à Pucón, 1000km plus bas.

C’est ici le nord de la Patagonie.

Pour l’occasion, on reloue une petite voiture. Tellement pas chère la voiture, que la direction assistée, les vitres électriques, l’essui-glace arrière et même les amortisseurs, ça devait être en sus…

Cette région nous attirait parce qu’on a vu une photo d’un de ses volcans, le Villarrica, au bord d’un lac. Voilà, ça a l’air joli, allons-y !
On y trouve la réserve Sanctuario del Cañi. Une balade de 16km au total est censée nous emmener à un beau point de vue, 1000 m plus haut. C’est en fait dans la neige qu’elle nous emmène !

Elle commence par une promenade en forêt, puis le chemin devient boueux (eheh la fonte des neiges mes amis !), puis un peu enneigé, puis carrément plein de neige… Du genre, faut bien marcher dans les pas de celui de devant si tu ne veux pas voir ta jambe entière disparaître dans un trou.

Puis on débarque au milieu d’un manteau blanc bordé d’une forêt d’araucarias, ces arbres typiques du nord de la Patagonie.

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Là, sur la carte, y’avait une lagune…

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Avant la dernière grosse montée, on observe un abandon de *devinez qui*, qui reste assise sur un sac plastique, au soleil, les pieds mouillés et gelés. Pendant ce temps-là, *devinez qui* monte en un temps record, lance des « ohé ! » depuis le sommet, et redescend en luge (sans luge… ) puis en courant comme un lapin dans la neige.

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Un araucaria, et le mont Villarrica
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Selfie avec un Hombre de nieve

On file aussi au Parc National Huerquehue, où, une fois encore, 6km plus loin, 1000m plus haut, on se retrouve au milieu d’un paysage de forêt enneigée et de magnifiques petites lagunes limpides.

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Tout cela est frais, mais bien charmant voyez-vous.

Heureusement, pour nous remettre de nos émotions, on a un jacuzzi avec vue.

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Faut pas s’laisser abattre !

Un avion, deux passages de frontières, 1000km et quelques jours plus tard, nous voilà… tout en bas du continent américain !
Bon, pas tout à fait au point le plus bas, car il fallait quelque chose comme 6 jours à pied A/R pour s’y rendre. C’est chiant 6 jours de marche. Mais on atteint la dernière ville du continent, Punta Arenas, et le dernier phare. Ce n’est pas rien tout de même.

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Alors, bulletin météo : Punta Arenas nous accueille avec du vent et de la neige. Nous voilà prévenus…

C’est-à-dire qu’on n’est pas à hauteur des 50èmes hurlants pour rien. En pleine mer, on n’imagine même pas.

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En face de nous, le détroit de Magellan. La route empruntée par les premiers tourdumondistes !

Et c’est ce bâteau là (enfin, il s’agit ici d’une réplique), le Nao Victoria, qui a bouclé le premier tour du monde en 1522 ! Sans Magellan par contre, bêtement mort aux Philippines. L’intérieur du navire est vraiment tout pourri : petit, sans aucun confort, et encore, je ne vous parle même pas de l’absence de gardes-corps. Le froid devait les tuer avant le scorbut !D’ailleurs, très peu sont revenus.

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Je me suis offert un bain de pieds dans le Détroit de Magellan. C’était froid, extrêmement froid.

On vous a dit qu’on avait acheté un billet de retour ?! On est un peu tristes. Mais paraît qu’il fallait (même si ça, on n’en est pas bien surs).

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Le désert d’Atacama

On continue notre route avec la deuxième frangine. D’ailleurs, elle ne veut pas écrire d’article sur ce blog alors qu’elle a bien le temps de nourrir tous les chiens du quartier, même ceux à 3 pattes. Fichtre ! Mais elle vous salue tout de même !
On est au nord du Chili cette fois-ci. Dans le désert donc. Le vrai désert ; celui où, par endroits, il n’a pas plu depuis des années. Le désert où, si tu vas te promener, tu prends de l’eau et une casquette. Et re de l’eau, au cas où.

On est dans le triangle (appelé « ABC » par les chercheurs de Lithium) formé du nord de l’Argentine, du sud de la Bolivie, et du Nord du Chili, entre les hauts plateaux andins et le bassin amazonien. Des salars immenses, des lagunes, des monts enneigés au loin, des plaines arides, des canyons… Bref, du beau, du vraiment beau. Et puis du sec, du vraiment sec !
Nous voilà donc dans la charmante désertique petite ville paumée de San Pedro de Atacama. On y reste une petite semaine. On « chill » au Chili !

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Enfin, on ne glande pas vraiment, vu qu’on se lève même à 5h pour aller voir des geysers !

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Cette zone est connue pour les météorites qu’on peut y trouver. Ce n’est pas qu’il y en plus ici qu’ailleurs, c’est juste que le sol est plat et clair, ce qui permet de mieux les repérer. Après un tour au musée de la météorite, nous voilà donc partis tout au sud du Salar d’Atacama à la recherche d’un cratère… qu’on ne trouvera jamais. Mais ça n’empêche pas certains de chercher par terre avec le magnet de leur décapsuleur. 😉 Bon, vous l’aurez deviné, on rentre bredouilles de la pêche aux météorites.

Quant au Salar, il n’est pas aussi impressionnant que le Salar d’Uyuni (of course), mais il est beau, avec les hauts volcans qui le bordent. Si seulement ils arrêtaient de le trouer et de le recouvrir de bassins pour l’extraction du lithium, ça serait chouette, vraiment…

Par contre, les routes y sont un peu pourries 😉

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Et hop, un coup de rustine et on n’en parlera plus
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Quand tu fais semblant de changer une roue

JB dit que le désert d’Atacama est aussi réputé pour l’observation du ciel. Ici, pas de pollution et pas beaucoup de nuages. On y trouve un des plus grands télescopes au monde : ALMA. Il dit que c’est en fait un réseau de radio-téléscopes fonctionnant en interferométrie. Mais comme le sujet donne vite la migraine, on va s’arrêter là. Et puis, on n’a pas pu y aller car il faut réserver des mois à l’avance. Tristesse immense.
On vous parle aussi des lagunes salées de la région.

Le côté positif, c’est que c’est beau et sympa (facile de faire la planche).

Le côté négatif c’est qu’après on a la peau aussi salée que la flotte, et la fameuse flotte est à 15 degrés… On se transforme donc en glaçons salés admirant le paysage 😊👍

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On peut se promener dans la Vallée de la Luna et la vallée de la Muerte.

Elles portent bien leurs noms ! C’est lunaire, et gare à celui qui s’y perd.

On y trouve : du sable, des canyons érodés, des paysages spectaculaires, encore du sable, et des chemins pas plats (j’dis ça, parce qu’en vélo c’était pas si marrant en fait).

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Un peu plus au nord, vers Calama, nous voilà rendus face à la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde. Devant nous, un trou béant, poussièreux, de 5km de long, 3km de large et 1km de profondeur. Tout autour de la mine, des collines artificielles de terre excavée sont apparues. C’est impressionnant, intéressant et un peu désastreux pour le décor et la nature.

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Pour finir voilà quelques photos des pétroglyphes de Yerbas Buenas, ces fameuses gravures qui datent de centaines ou milliers d’années (ok, on n’en sait pas plus, y’avait pas de panneau explicatif).

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En cadeau, une vigogne qui se demande ce qu’on fait là.

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Sur ce, on dit au revoir au beau volcan Licancabur. Nous voilà en Argentine !! 😍

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J’ajoute que mes chaussettes ont disparu de la terrasse où elles séchaient. J’en suis très triste. Si quelqu’un les voit, qu’il me prévienne. Elles sont vert pomme, vous pouvez pas les rater.