Publié dans Pérou

Arequipa et le cañon del Colca

Arequipa, c’est une charmante ville située vers le sud du Pérou. Ici, il ne pleut qu’une dizaine de jours par an, et il fait un bon 25 la journée (détail agréable au Pérou en plein hiver…).
Surnommée la ville blanche, elle possède de jolies églises, une très belle place centrale, un tas de restaurants et hôtels (on en choisit avec terrasses pour profiter de la vue, comme l’hôtel Le Reyna), et un magnifique couvent…

Et, cerise sur le gâteau, la ville est dominée par les magnifiques silhouettes des volcans Misti et Chachani.

Au total, c’est une semaine qu’on passe ici, entre le départ d’une frangine et l’arrivée d’une autre. C’est vous dire comme c’est chouette.

Au passage, on dit bravo à JB qui a atteint les 5825m du sommet du Misti le 17 août à 6h du matin.
Sans Céc, pas franchement tentée par la nuit à 4800m en tente et le réveil à minuit et demi.
À 12h il était de retour à l’hôtel. On a quand même entendu un « je suis fatigué » dans l’après-midi. Ouf, il est humain. Voici quelques photos de l’ascension et de la vue du sommet (Arequipa à l’ombre du Misti !) :

La région du canyon du río Colca, deuxième plus grand canyon au monde.
Un coup de cœur !
Pour nous suivre un peu, on vous met une carte du coin.

On est un peu au nord d’Arequipa, à 4 à 6h de bus. Le long du fleuve Colca on trouve plein de villages, encore peu touristiques, mais avec déjà quelques bons logements, où il fait vraiment bon se poser.
Parce que, oui, dans cette région, il faut se poser. Pas la visiter en un ou deux jours, ça serait vraiment dommage, comme visiter Paris en 2h.

On commence par un petit trek de 3 jours. Depuis Cabanaconde, la ville « principale », la randonnée consiste à descendre dans le canyon (1100 mètres de dénivelé négatif), s’y balader sur les flans, puis à remonter les fameux 1100 mètres (la bonne blague). Certains le font à toute allure sur 24h. Mais nous, on ne cherche pas à gagner une course, et puis on a oublié nos montres en France, alors on prend notre temps, pour admirer les vues et bien profiter.
On passe une nuit à Llahuar et une nuit à San Juan, avant de retourner à Cabanaconde.

Vous le voyez le chemin à gauche qui longe la paroi de 1000m de haut ?!

Ensuite comme la région nous plaît vraiment, nous allons à l’est du Canyon, à Yanque.

Le dernier tremblement de terre de 2016 a fait quelques ravages, et les églises penchent un peu…

Il y a des supers balades, avec en toile de fond le volcan Sabancaya qui crache sans cesse. Fascinant.

Il y a aussi des sources chaudes dans lesquelles on peut passer des heures. D’ailleurs, on y passe des heures !

C’est à 4km de Yanque, à Coporaque, qu’on tombe sur l’un des meilleurs hébergements de notre voyage : Ayni Anna Wasi, tenu par Steven, un Breton voyageur, et sa femme Mila. Un lieu hors du temps, avec des petites maisons de Hobbits (bien adaptées à Céc), une belle déco, du chauffage (si si !) et des repas fabuleux.

On les savoure, nos journées de vacances !

En cadeau, comme on a aussi passé quelques jours à Puerto Maldonado, dans le bassin amazonien, on vous met une photo de cette merveilleuse forêt. On y a vu des oiseaux, des singes, des gros caïmans, et des mygales !

Publié dans Pérou

De Cusco au Machu Picchu

(version complète, on s’excuse, le dernier article est parti avant d’avoir été terminé, sans y avoir été autorisé… Fichue technologie…)

En passant par la Vallée Sacrée
Le berceau de la civilisation Inca.

Première étape, el Valle Sagrado del Rio Urubamba, qui regorge de ruines plus ou moins cachées.

On passe 3 nuits dans le charmant village d’Ollantaytambo au nord de Cusco, pour découvrir les merveilles des alentours.
En une journée, bien charmante, on visite les ruines d’Ollantaytambo. N’écoutez pas ceux qui vous disent qu’en 1h on a tout vu. Non, on flâne, on se promène, on effleure les vieilles pierres, on monte, on surplombe, on admire, on s’émerveille. C’est beau.

En une deuxième journée, on loue les services d’un taxi à la journée pour voir…
Les ruines de Moray, anciens champs de cultures : veritable laboratoire agronomique utilisé par les incas pour étudier la croissance de divers céréales, fruits et légumes en fonction de la température de l’air et de l’ensoleillement. Plus on descend au centre des cercles concentriques et plus l’air est chaud.

Les terrasses des salinas de Maras, dont le sel provient d’une rivière étrangement salée : sur le site on peut donc acheter différents types de sels (gros sel, fleur de sel ou encore sel dubain 😂). On ramenera un super sel fumé special grillades !

Le refuge animalier de Ccachahuasi, où on a la chance de voir de bien près des condors (dans une grande volière).

Les ruines de Pisac, en visite furtive à la nuit tombée parce qu’on le chauffeur était en fait un peu nul.

Bon plan : on dort à l’hôtel Rumi Sonko (sur Booking) tenu par Rosa. Cette femme, un peu froide au premier abord, a un caractère bien trempé (on peut vous garantir que vous serez à l’heure au petit déjeuner si vous ne voulez pas qu’elle vienne elle-même vous chercher…). Mais elle s’est avérée hyper chaleureuse, à tout nous organiser, à attendre le soir qu’on rentre… Top. Et puis y’a l’eau chaude, bien chaude, et ça, ça fait plaisir !

Deuxième étape, le Machu Picchu !! Le fameux ! On en fait tout un foin… Eh bien sachez que c’est mérité ! Que maravilla !!

Pour y aller, il y a en gros trois options :
1) A pied, en 4jours, par le chemin de l’Inca, réservé aux endurants et aux gens organisés qui réservent bien en avance. Comme on réserve tout deux ou trois jours avant, c’est fichu pour nous.
2) En transports, c’est-à-dire en train depuis Cusco jusqu’à Aguas Calientes (minimum 150 euros l’aller retour) puis en bus (22 euros l’aller retour) pour se rendre de Aguas Calientes au site du Machu Picchu. Un peu cher tout de même…
3) En colectivo (petit bus) jusqu’à hidroelectrica, là ou s’arrete la seule route menant a la région et puis 3h de marche. Notre solution, au rapport qualité prix imbattable !

On vous raconte…
De Cusco on se rend à Ollantaytambo (10 soles soit 3€, 2h de route) puis de Ollantaytambo on va à Hidroelectrica (30 soles soit 9€, 4h de route un peu pourrie). De là, on marche 3h le long de la voie ferrée jusqu’à Aguas Calientes où on arrive pour dormir. On traverse une forêt jungle d’altitude en longeant les fameuses montañitas du Machu Picchu, dont on distingue déjà depuis en bas les premières terrasses incas. Vivement demain !
Le lendemain, comme on ne veut pas prendre le bus (eheh y’a pas de p’tites économies mes amis !) il nous faut un peu moins de 1h30 pour rejoindre le site à pied qui est perché… 400 mètres au-dessus du fleuve !!
Nous, on visite de 12h à 17h. On se dit qu’il est inutile de se lever aux aurores comme tout le monde, parce qu’on n’aime pas du tout se lever tôt ni être avec tout le monde. Puis on redescend pour une deuxième nuit à Aguas Calientes, et le lendemain, on fait la route en sens inverse.

L’entrée avec l’heure exacte est à acheter à l’avance par exemple sur leur site internet. Ça coûte 152 soles (41 euros) pour la montagne Machu Picchu seule, sans les deux autres montagnes qui l’entourent.

Voilà, le Machu Picchu, il se mérite ! C’est cher ou un peu galère, mais au moins ça limite le nombre de visiteurs par an, comme le demande l’Unesco…

Le Machu Picchu aurait été construit sous l’empereur Pachacútec (celui qui entame réellement l’expansion de l’Empire) , et abandonné volontairement après la chute de Cusco en 1534. Les Espagnols ne seraient donc pas allés jusque là. Le site a été « découvert » par l’Américain Hiram Bingham en 1911. C’est en fait le premier étranger à avoir eu le courage de monter tout là-haut. Et comme toujours, les communautés locales, elles, connaissaient l’existence du site…
En tout cas, on est contents que le site ait été déblayé, parce que, voyez-vous, c’est somptueux. Un truc de ouf.

Dernière étape : Cusco
La ville actuelle a été bâtie sur les ruines incas de leur ancienne capitale. Les Espagnols ont conservé les fondations de pierre ; cela fait de jolis murs au Couvent.

Les Incas en 10 trucs qu’on ignorait :

  1. On parle « des Incas », mais l’Inca est en fait le Chef.
  2. Ils ne possèdaient pas l’écriture, pas cool pour nos historiens. Mais les textes des conquistadors nous ont appris beaucoup.
  3. Pour administrer leur Empire (recensement, gestion des stocks), ils utilisaient le Quipu, sortes de cordelettes à nœuds.
  4. Par contre, ils connaissaient déjà la patates et le maïs, qui ne sont arrivés que bien plus tard en Europe.
  5. On était aux préludes d’une sorte de communisme : une partie des récoltes était destinée à l’Inca et une autre partait dans des grands greniers et était redistribuée en cas de besoin gratuitement. C’était le deal, on t’assure d’avoir à manger toute l’année, et en échange tu te soumets.
  6. Leurs constructions étaient souvent anti sismique, avec les murs légèrement inclinés vers l’avant.
  7. L’empire s’étendait du sud de la Colombie jusqu’à Santiago du Chili, et était relié par un énorme réseau de chemins, le Capac ñan ou Chemin de l’Inca, qui permettait aussi la circulation des messages (à pied hein ! Ils n’avaient pas la roue, et ne connaissaient pas le cheval). L’inconvénient, c’est que, à leur arrivée, les Espagnols avaient des routes toutes tracées…
  8. La domination des incas s’est faite progressivement. Ils proposaient aux villages de s’associer à eux en gardant leur fonctionnement. Plutôt pacifique. Mais en cas de refus, il y avait un risque de massacres. Pour asseoir cette domination, ils contrôlaient les déplacements de populations. Par exemple, des gens près de Cusco étaient plus fidèles et fiables. On les déplaçait donc plus en périphérie de l’Empire, pour dispenser la bonne parole. A contrario, ceux qui étaient loin de la capitale pouvaient être rapprochés pour être mieux surveillés.
  9. L’Empire Inca n’a duré que de 1438 à 1532 environ. Il n’a pas resisté aux conquistadors espagnols…
  10. Pour tailler leurs pierres on sait désormais comment ils faisaient… Ils y passaient un temps fou ! 😉 Mais on vous confirme que souvent, une feuille de papier ne passe pas entre les pierres…

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Le Lac Titicaca côté Pérou

Rien que son nom nous amuse. D’ailleurs Céc soupçonne sa soeur d’avoir voulu y aller uniquement pour cette raison.
Ah oui, parce qu’on a la chance de partager une quinzaine de jours au Pérou avec la frangine ! Le pied ! D’autant qu’elle nous a apporté du vin et du fromage (oui, on est comme ça nous, en échange d’un Bordeaux et d’un Saint Nectaire, on vous fait profiter de notre route !). Faute de bien vouloir écrire un article sur ce blog, elle vous passe le bonjour.

Le lac Titicaca, à cheval sur le sud du Pérou et le nord de la Bolivie, est le plus haut lac navigable du monde.
3810 mètres d’altitude. En gros, on est essoufflés en montant un escalier. 😉 Il mesure 200 km de long, il est profond de 275m par endroit.

Bulletin météo : la nuit il fait 0°C, c’est-à-dire 10°C dans la chambre. Vous y réfléchissez à deux fois avant de vous lever faire pipi. Et le jour vous pouvez espérer être en tee-shirt si le soleil tape. Par contre, à cette saison, pas trop d’averses, mais justement, le soleil tape. Du genre, indice 50 pour tout le monde ! Je pense même que ça peut vous rendre fou, et que c’est pour ça qu’ils ont tous un chapeau.

Le lac Titicaca est grand, et on choisit de sortir des sentiers battus pour aller sur la grande péninsule de Llachon, au nord du lac.
De là, il y a un peu plus de 10km de chemins de rando avec de beaux points de vue sur le lac. Ça nous occupe toute une journée parce que, à 4000 mètres, on monte moins vite.

On prend aussi un bateau pour aller voir :
La belle île de Taquile, où on se promène 3h. L’île a encore des terrasses précolombiennes. Ici, pas de routes, pas de voiture ni de scooter ni de mule ; tout est transporté à l’ancienne, à la force des bras.

Les îles flottantes Uros. Ces îles sont des sortes de radeaux géants construits en roseaux (de 2 ou 3 mètres d’épaisseur), ancrés à de grands poteaux pour éviter qu’ils ne se reveillent en Bolivie à cause du vent. On y trouve quelques maisons. La vie s’organise en petites communautés. Ils purifient l’eau du lac, possèdent parfois des panneaux solaires, et vivent de leur troc (du poisson contre ce qu’ils n’ont pas sur les îles). Très intéressant, même si certaines îles ne sont plus vraiment habitées et ne servent que d’attraction touristique la journée.

Le bon plan : dormir à l’Hospedaje Saywa (sur Booking), tenu par Teodora et sa fille, des amours qui cuisinent super bien. A peine 30€ la nuit à 3 avec petit déjeuner, et 5€ le copieux repas. Les îles sont à 1h de bateau seulement, et le bateau ne coûte que 30 à 40 euros (à diviser par le nombre de personnes, ultra compétitif le tour !).

On voulait vous écrire un mot sur Lima, mais en fait non. C’est pas folichon, et on n’a pas vu le soleil en 4 jours. Seul le site de Pachacamac au sud vaut le détour (Tintin et le temple du soleil ! ).

A la place, on vous met la photo de nos têtes gelées en haut de la montagne Vinicunca (montagne arc-en-ciel ou des 7 couleurs) à un peu plus de 5000 mètres d’altitude. C’est un peu au sud de Cusco et c’est hyper beau. 15km de marche environ en continuant par la Vallée Rouge, 300 mètres à monter et 1000 mètres à descendre.

Sans trop de soleil donc sans trop de couleurs…
La vallée rouge
La frangine jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus…

Et en cadeau, un troupeau de lamas en bas de la vallée rouge (qui est plutôt verte au passage) :