Publié dans Thaïlande

Le nord de la Thaïlande, de Chiang Mai à Chiang Mai en 2 roues !

Ou la parfaite illustration du proverbe qui dit que, ce qui est important, ce n’est pas la destination, mais le voyage en lui-même…

JOUR 1 :
Départ de bonne heure de Chiang Mai. C’est fou comme, quand on ne travaille pas, on se lève facilement à 6h30 ! On évite ainsi les contrôles de police (parce qu’on est pas sûr d’avoir le bon permis). On part donc à la fraîche. Et quand on dit à la fraîche, c’est pour de bon. On enfile pull, veste et coupe-vent pour lutter contre le froid…
La route est belle et large, et c’est quasiment toujours tout droit. Enfin, façon de parler, parce qu’on enchaînera des centaines de virages ! Ils parlent de 1864 virages. On ne sait pas exactement entre où et où, et on n’a pas vérifié, mais y’a l’idée !

Après 150km on arrive au village de Pai pour déjeuner. Ici, on croise beaucoup de touristes, des routards aux allures hippies. C’est sympa, mais pour le coup, pas franchement authentique… Mais heureusement, la région a gardé son charme. Au programme de l’après-midi : petite cascade et joli (très joli !) canyon.

NUIT 1: on se pose dans un chouette camping en dehors de la ville (8€ la tente). Après une bonne bière au coin du feu, c’est parti pour une nuit de sommeil assez froide, malgré nos 6 couvertures (eheh, on l’avait venue venir celle-là !). On ne comprend pas comment on peut passer d’un 30-35°C bien sec la journée à un 10-15°C humide la nuit.

JOUR 2. On a entendu parler d’une balade de 4h avec une cascade. On y part donc. Bon on arrête tout de suite le suspens, on a fait demi tour avant, parce que le chemin demandait de traverser plusieurs fois une petite rivière et qu’on n’avait pas vraiment les bonnes chaussures pour ça (et que non JB ! elles ne vont pas dans l’eau !). Et aussi parce que à un moment, on a du se tromper de chemin. Remarquez, on aurait du s’en douter quand JB a dit « mais si, le chemin est dans la rivière en fait. Faut marcher dans l’eau. ». Bon finalement, on opte pour une gentille cascade, et on bouquine sur un rocher comme deux gros lézards. C’est bien aussi.

NUIT 2 : on dort au Jungle Guesthouse à Soppong. 8€ la nuit aussi, mais cette fois pour le prix on a plein de couvertures, notre propre salle de bain, et des araignées.

Mais on y mange tellement bien (du pain maison, du yaourt au miel au petit déjeuner, rendez-vous compte ! ) que ça compense les bêtes sur le lit. Et puis, l’hôtesse est adorable. On repart même avec une « petite » papaye du jardin (qu’on mangera toute entière !!).

JOUR 3 : le matin on visite une impressionnante grotte (la Tham Lod Cave) comme on en trouve beaucoup dans la région.

Et l’après midi on part voir le joli village chinois de Ban Rak Thai, près de la frontière Birmane. Et comme on est un peu idiots, on marche jusqu’à la Birmanie. Et on y fait quelques pas, fissa fissa, on prend une photo, et on se casse.

NUIT 3 : on dort à Mae Hong Son (au PLP Guesthouse). Le soir on mange au marché de nuit à côté. Les temples illuminés se reflètent sur le lac, c’est magnifique.

JOUR 4 : on refait un petit tour dans la ville, et pour le coup on se dit qu’on y serait bien restés un peu plus. On va aussi se promener sur un pont en bambou. 500 mètres de long le machin !

Et il debouche sur un temple bouddhiste comme on les aime.

NUIT 4 : apres 3-4h de route en scooter (c’que c’est long ! Beau mais long !!) on arrive au Fuang Fah Camping à Mae Chaem. Laurent, le proprio français, nous prévient tout de suite : « On a des bons avis, mais vous savez c’est des fake. Ma femme achète les gens au saké. » Et en effet, on attaque la bière à 17h et le saké à 18h, et on y passe une excellente soirée. L’ambiance est très conviviale, l’accueil est extra, la vue splendide, et les nuits moins fraîches (ah oui parce qu’on dort encore en tente, c’est moins cher hein ! ).

JOUR 5 : le matin, après un réveil un peu plus compliqué que d’habitude, on part pour le plus haut sommet de Thaïlande, le Doi Inthanon. Aucun mérite ami lecteur, on l’atteint en scooter… Là-haut une balade de 2h nous mène dans une belle forêt et à de très beaux points de vue. Fantastique ! On admire au passage les deux originales stupas dédiées au Roi et à la Reine. Et on salue la petite forêt primaire qui trône en haut du sommet.

De retour à Chiang Mai, après 5 jours (trop court !) et 600 km (trop long…), la boucle est bouclée ! On en revient ravis, des cartes postales plein les yeux. Ça valait bien les heures d’inconfort sur le scooter !

Et enfin, une dernière photo prise à l’instant : avec au premier plan des rizières thaïlandaises et au second plan des montagnes laotiennes. Demain, si tout se passe bien, on franchira le Mékong 😍

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Phimaï, notre rencontre avec les Khmers

Un guide du Routard emprunté dans une Guesthouse de Bangkok conseillait d’aller à Phimaï.

JB : Eh mais t’as volé le Routard ?

Céc : pas du tout. Je l’ai emprunté. J’irai le rendre dans une guesthouse au nord du pays. Et quand toi aussi tu laisseras le Lonely Planet Big Trip sur une étagère, tu seras bien content qu’il serve ensuite à d’autres voyageurs.

Quelle excellente idée !
Phimaï est une petite bourgade calme d’à peine 10 000 habitants à environ 5h de bus au nord-est de Bangkok. Il n’y a pas de circulation, pas de pollution, pas de bruit. Tout se fait facilement à pied ou à bicyclette. Parfait pour se poser 48h!

Mais qu’est ce qu’il y a à voir là-bas ?!
Eh bien là-bas, y’a ça :

La ville actuelle a été construite sur l’ancienne cité Khmer. On y trouve encore le tracé des routes, les anciens bassins, les portes d’entrée situées aux 4 points cardinaux, quelques ruines disséminées, et, au centre, un des plus grands sanctuaires Khmer du pays.
Et vous savez quoi ? Y’a pas un chat ! Personne sur nos photos !

Enfin, presque 😉

Prasat Hin Phimaï date des 11ème/12ème siècles. C’était un temple du Bouddhisme de la branche Mahayana. Les ruines ont été re-découvertes au 20ème siecle. Le temps a fait son œuvre sur ce château de pierre pas vraiment fait pour durer.
Pour le rénover, ils ont employé la technique de l’anastylose qui consiste à démonter les monuments pierre par pierre, à les numéroter, et à le remonter ensuite, plus solide et au besoin avec de nouvelles parties pour le maintenir. La même technique a été employée pour l’énorme Borobudur en Indonésie. Nous qui perdons patience devant un puzzle de 50 pièces, nous sommes admiratifs ! Il n’est pas (encore ?!) classé à l’Unesco, mais la Région et le Département des Beaux Arts (voui voui) veillent au grain.

Le sanctuaire est orienté sud dans l’axe de Angkor Wat au Cambodge. Il paraîtrait même qu’il aurait inspiré l’architecture de ce dernier. On ne sait pas si c’est vrai, partiellement vrai, ou si c’est juste une légende née d’une rivalité entre les deux pays, mais c’est écrit au musée !

A 2km de la ville on trouve aussi un arbre géant de 350 ans. C’est un banian, un arbre sacré, comme celui sous lequel le Bouddha aurait reçu l’illumination. Quoique, en l’occurrence, ce n’est pas vraiment un arbre, mais plutôt un grand bosquet constitué de centaines de troncs…

Un petit mot sur le Parc Khao Yai !

C’est un parc immense (2000km2!), montagneux jusqu’à 1350m, protégé et classé, et composé de forêts. Les animaux y vivent en totale liberté. Ici, les éléphants ont de la place, et surtout, personne n’a essayé de les dresser. Et ça, voyez vous, ça fait plaisir !
Une fois n’est pas coutume, on part en circuit organisé. C’était à peine plus cher que de tout faire par nos propres moyens, et on sait que nos compétences en orientation nous auraient valu quelques détours, et nos compétences en zoologie nous auraient fait rater tous les animaux…

En une journée bien chargée à arpenter routes et chemins à travers la forêt, nous voyons des très grands arbres, des gros gibbons, des macaques, un serpent, un scorpion, des martins pêcheurs aux belles couleurs, des sortes de grands toucans, des daims/cerfs, et deux éléphants !

On vous met la photo d’un éléphant qui mange, cadeau ami lecteur !

PS : on vous rappelle qu’en pleine forêt tropicale, on porte des chaussures de marche (et pas des sandales), une tenue adaptée, et on prend un sac avec un minimum. Pour l’occasion, on avait même des chaussettes anti sangsues/tiques !

Et on ne pose pas bêtement la main sur tous les arbres, branches ou plantes qu’on croise. Parce que y’a des bêtes qui piquent, qui mordent, et qui tuent, et qu’on n’a pas la résistance de Mike Horn (lisez « Latitude Zéro » pour mieux comprendre)!

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De Bangkok (le choc) à la rivière Kwaï

Bangkok

Cette ville s’étend sur des kilomètres ! On a du mal à en voir la limite !

Elle est frémissante. Elle nous apparaît comme désorganisée, décousue.
Il y a de la circulation, du bruit, des odeurs de nourriture appétissante ou écœurante ; l’air est chaud, sec, et pollué.
Mais voilà, elle a un côté rassurant, moderne, serein presque.
Et sans qu’on sache pourquoi, elle nous plaît.

Cette ville ne se résume pas en une photo. Elle s’arpente. Elle se vit.

Le tout sous le regard bienveillant de Bouddha.

Le 1er jour, on s’enfile 12 km.
Le 2ème jour, on prend le métro (qui ne dessert pas le centre… ), le bus (sans toujours savoir vraiment où il va, mais bien pratique pour 0,25 euros le trajet), le bateau (celui avec le drapeau orange permet de circuler facilement sur le fleuve)… Bilan : 11km.
Le 3ème jour, on optimise encore : 8km. On vous prévient, à moins de tout faire en taxi, vous ne descendrez pas en dessous !

Au programme :
– le temple Wat Pho, très beau avec son grand Bouddha couché,
– le temple Wat Phra Kaeo, chouette mais touristique et cher (12€!),
– la montagne d’or,
– le Bouddha d’or (oui, on aime tout c’qui brille voyez-vous),
– Chinatown by night, très impressionnant, et ma foi, on y mange plutôt bien pour pas cher (à condition de ne pas regarder les rats et cafards des ruelles environnantes…),
– et aussi : parcs, centres commerciaux et Food Court, quartier routard du Nord, et un tas de petits temples au détour des rues.

Kanchanaburi

Mais si, vous connaissez !
Vous connaissez au moins un livre ou un film (tourné au Sri Lanka…) qui en parle : « le pont de la rivière Kwaï ». Ah voilà !
Alors comme nous, on ne se souvient pas du film, qu’on n’était d’ailleurs pas nés, et qu’on pensait que c’était une histoire d’Américains au Viêtnam (c’est vous dire le niveau de culture sur le sujet…), on a décidé d’aller voir. On va réviser notre Histoire de la WW2, parce que décidément, tout n’était pas dans nos bouquins scolaires.

Le pont n’est en fait qu’un symbole. Ce qui est important, c’est l’histoire de ce chemin de fer reliant à l’epoque Siam au Myanmar (Thaïlande/Birmanie aujourd’hui), et construit par les Japonais durant la 2nde guerre mondiale. Enfin, ils ne l’ont pas vraiment construit eux-mêmes on s’en doute… Ils ont utilisé 240 000 personnes : population locale et prisonniers de guerre (Anglais, Australiens, Néo zelandais et Néerlandais notamment). En un an et demi de travaux, plus de 100 000 en sont morts… (de maladies, malnutrition ou des bombardements). « Le chemin de fer de la mort ».
En 1945 le pont a été bombardé, partiellement détruit, puis reconstruit ensuite sous le financement des Japonais (parce que cette ligne, il s’avère qu’elle est bien pratique, et que les Japonais avaient comme qui dirait une dette à payer).

Et maintenant, des centaines de touristes de toutes nationalités (Japonais, Anglais, Thaïlandais… Ah, s’ils avaient imaginé ça !) s’y promènent. Et en dessous, coule la calme Kwaï Yai, l’air de rien.

Ce n’est qu’à 2h30 de bus de Bangkok (au nord-ouest) et ça mérite un petit tour.

Bilan au 28ème jour : au bout d’un petit mois, on n’a toujours pas envie de rentrer. On s’est habitués à refaire/défaire le sac tous les 2/3 jours. Dormir dans une chambre de 4m2, dans un dortoir ou même sur un lit aussi dur que des tatamis ne nous fait plus rien. Et au global, on est fiers de dire qu’on se débrouille plutôt bien !

Commentaire de Céc : J-B a revu le réglage de mon gros sac. C’est fou, les 12 kilos me paraissent plus légers maintenant…

Commentaire de JB : oui son sac était déréglé . Ah oui, on s’en fout…

Commentaire de Céc : il n’est pas si sympa. Je vais le laisser là.